Faya Millimouno dénonce une présidentielle “confisquée” et rejette les résultats

Faya Millimouno dénonce une présidentielle “confisquée” et rejette les résultats

Au lendemain de l’élection présidentielle censée marquer un retour à l’ordre constitutionnel, le Bloc Libéral (BL) est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de graves dysfonctionnements tout au long du processus électoral.

Lors d’une conférence de presse tenue à son siège, le candidat du parti, Faya Lansana Millimouno, a vivement critiqué une élection qu’il estime ni libre, ni transparente, ni crédible. Il a directement mis en cause l’organisation du scrutin ainsi que le rôle des structures électorales, accusées d’avoir failli à leur mission.

Le leader du Bloc Libéral est longuement revenu sur la question de l’accréditation des délégués des candidats. Il affirme que son parti s’est conformé à toutes les exigences administratives, en fournissant des listes complètes comprenant les identités, numéros de téléphone, lieux de vote et documents officiels de ses représentants. Malgré cela, de nombreux délégués du BL auraient été empêchés d’accéder aux bureaux de vote dès l’ouverture du scrutin, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Selon lui, des responsables électoraux locaux auraient refusé de reconnaître les ordres de mission des délégués, créant ainsi un climat de confusion et d’exclusion. Il a également dénoncé le déplacement inexpliqué de plusieurs bureaux de vote, rendant toute observation impossible et favorisant, selon ses propos, des pratiques frauduleuses.

Faya Millimouno a cité l’exemple d’un établissement scolaire officiellement désigné comme centre de vote, mais où aucun bureau n’aurait finalement fonctionné, malgré les indications figurant sur les cartes d’électeurs. Pour le candidat, ces changements visent à faciliter le bourrage des urnes à l’abri des regards.

Le président du Bloc Libéral a aussi évoqué des pressions exercées sur les électeurs, la présence dissuasive de militaires devant certains bureaux de vote, ainsi que des actes de violence visant des militants et des observateurs. Il affirme que plusieurs personnes chargées de documenter les irrégularités auraient été intimidées, agressées ou interpellées.

S’appuyant sur des images largement relayées sur les réseaux sociaux, montrant selon lui des manipulations de bulletins de vote, Faya Millimouno a conclu sur un ton sans équivoque que le scrutin ne reflétait pas la volonté populaire, le qualifiant d’acte de confiscation du choix des électeurs.