Sonfonia Africof plongé dans la peur : une mosquée en construction criblée de balles

Sonfonia Africof plongé dans la peur : une mosquée en construction criblée de balles

Les habitants du quartier Sonfonia Africof ont vécu une nuit de terreur. Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 décembre, de violents tirs d’armes à feu, accompagnés de plusieurs explosions, ont brusquement tiré les riverains de leur sommeil, semant la panique au sein des familles.

Selon les témoignages recueillis, les détonations ont retenti de manière intermittente entre 4 heures et 8 heures du matin. L’origine de ces échanges de tirs demeure, pour l’heure, inconnue. Mais les conséquences sont bien visibles.

Une mosquée en construction, située à Sonfonia Africof et dont l’inauguration était imminente, a été sérieusement endommagée. Le constat effectué au petit matin est alarmant : vitres brisées, toiture endommagée et murs criblés d’impacts de balles.

Présent sur les lieux pour évaluer l’ampleur des dégâts, Mamadou Saliou Diallo, conseiller de la mosquée de Sonfonia Africof, est revenu sur les événements.

« Cela fait deux ans que nous construisons cette mosquée. Cette nuit, il y a eu des tirs à Sonfonia Africof. Beaucoup de vitres sont cassées, des tôles ont été touchées, les murs sont perforés par des balles. Nous sommes venus ce matin pour constater les dégâts, mais nous ignorons toujours l’origine des coups de feu. Les tirs ont commencé vers 4 heures du matin », a-t-il expliqué.

Dans le quartier, l’inquiétude reste vive. Plusieurs familles affirment avoir passé la nuit sans fermer l’œil, redoutant pour leur sécurité et celle de leurs enfants.

« Quand nous avons entendu les coups de feu, nous avons eu très peur. Impossible de dormir avec les enfants. Tout le monde est resté dans le salon », confie un habitant encore sous le choc.

Face à l’ampleur des dégâts, les responsables de la mosquée envisagent désormais de saisir les autorités compétentes afin de trouver des solutions pour achever les travaux.

« Nous sommes venus d’abord constater les dégâts. Nous comptons adresser un courrier aux autorités concernées pour voir comment obtenir un appui afin de terminer la mosquée. Ce projet est financé par les contributions des citoyens, avec l’argent des contribuables. Nous étions dans la phase finale des travaux et l’inauguration était proche », a ajouté Mamadou Saliou Diallo.

Alors que les habitants tentent de retrouver un semblant de calme, cet incident ravive les inquiétudes sécuritaires dans le quartier et soulève de nombreuses interrogations sur les circonstances exactes de cette nuit de violence.