Habitat : pour le Colonel Bangoura, les élus locaux sont responsables du désastre…

Nouvelle année, nouveau départ pour le Ministre le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Colonel Ibrahima Sory Bangoura  a échangé mardi avec les élus locaux et responsables des collectivités décentralisés de son département. Il était accompagné par son homologues de l’administration du territoire. Le sujet, pas le moindre était le « foncier » […]

Habitat :  pour le Colonel Bangoura, les élus locaux sont responsables du désastre…

Nouvelle année, nouveau départ pour le Ministre le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Colonel Ibrahima Sory Bangoura  a échangé mardi avec les élus locaux et responsables des collectivités décentralisés de son département. Il était accompagné par son homologues de l’administration du territoire.

Le sujet, pas le moindre était le « foncier » qui est devenu un véritable problème de société en Guinée. Entre vente à plusieurs clients, une justice qui ne rassure pas, puisque taxée à la solde des plus nantis, les citoyens ne savent plus à quel domaine cultivable et d’habitat se vouer.

Devant ce parterre de responsables locaux, le  Ministre le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Colonel Ibrahim Sory Bangoura a précisé : « « C’est une opportunité pour moi de faire passer un certain nombre de messages en ce qui concerne la gestion du foncier. Je comprends par là que, étant élus locaux ou conseillers communaux, vous constituez un maillon très important en ce qui concerne la gestion du foncier. Mais, vous conviendrez avec moi que notre foncier est très mal géré. Pour cela, je ne vous accuserais pas vous seul, vous êtes responsable aussi, bien sûr ; mais aussi je porterais la responsabilité aux responsables et aux agents de l’administration publique. Je veux nommer tout simplement les agents de l’Habitat qui sont dans vos communes et préfectures. Je pense que la gestion du foncier a manqué, il y a très longtemps, de rigueur. Il y a eu beaucoup de complaisance dans la gestion du foncier, des deux côtés ; mais aussi beaucoup se sont servis de ça pour se remplir des poches. Nous sommes là pour se dire la vérité, vous le savez très bien. Et, c’est ce qui fait au jour d’aujourd’hui que notre capital ressemble à ce que vous voyez tous. Parce que quelque part, il y a eu un manque de prise de responsabilité des uns et des autres. Nous n’allons pas dire que nous allons remédier à tout, mais nous sommes dans un programme. Un programme pour améliorer les choses, comme le ministre de l’administration du territoire l’a dit, être très proche de la population, mais aussi leur apporter un minimum de confort. Cela, dans tous les domaines. Moi, en tout cas je ne peux pas me réjouir de la façon dont je vois la capitale… Je pense que chacun doit aller vers l’abolition de ce qui se passe au jour d’aujourd’hui. On ne peut pas commander avec la peur au ventre et on ne peut pas commander avec l’État d’âme… Tout ce que je demande, c’est le respect des règles liées à la gestion du foncier. Ce n’est pas faire du foncier un fonds de commerce ou une occasion pour se remplir les poches. Parce que ce sera  au détriment de notre ville. Nous n’avons pas les moyens au jour d’aujourd’hui comme l’ont fait les Nigériens en se créant une nouvelle ville… Donc, le problème pour moi c’est de stopper maintenant. Il faut penser à stopper,  mais pour stopper il faudra que nous essayons de remédier à nos mauvaises habitudes, à être un peu rigoureux et responsable dans la gestion du foncier ».

 

 

Ousmane CISSE