Patricia Lama plaide pour un accès réel à la justice pour toutes les femmes en Guinée
À l’occasion de la célébration reportée de la Journée internationale des droits des femmes, tenue le mercredi 15 avril 2026, la ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables, Patricia Lama, a lancé un appel fort en faveur d’un meilleur accès à la justice pour les femmes et les filles.
Placée sous le thème « Garantir l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles », cette cérémonie a été l’occasion pour la ministre de rappeler que la défense des droits des femmes reste une priorité nationale. Elle a toutefois souligné que, sur le terrain, de nombreux obstacles persistent.
Devant des responsables gouvernementaux ainsi que des partenaires techniques et financiers, Patricia Lama a mis en lumière les difficultés auxquelles font face de nombreuses femmes : coûts élevés des procédures, éloignement des services, manque d’information et pression sociale. Autant de freins qui limitent encore leur capacité à faire valoir leurs droits.
La ministre a reconnu les efforts déjà entrepris par l’État guinéen, notamment à travers la politique nationale de genre, les stratégies de lutte contre les violences basées sur le genre, la mise en place de structures d’accompagnement et l’instauration d’un quota de 30 % de femmes dans les instances décisionnelles. Malgré ces avancées, elle a insisté sur le décalage persistant entre les textes et leur application concrète.
Elle a également mis l’accent sur l’importance de l’autonomisation économique des femmes, qu’elle considère comme un levier essentiel pour leur protection et leur émancipation. Selon elle, une femme sans indépendance financière reste plus exposée aux vulnérabilités.
En conclusion, Patricia Lama a appelé à un changement des mentalités, invitant à mieux éduquer les jeunes générations aux valeurs de respect et d’égalité. Elle a salué les actions déjà engagées tout en encourageant à redoubler d’efforts pour réduire les inégalités.
journaldeguinee