Décret 027 : Ce que les professeurs d’université gagnent désormais après l’accord entre le gouvernement et le SNAESURS

Décret 027 : Ce que les professeurs d’université gagnent désormais après l’accord entre le gouvernement et le SNAESURS

Après deux jours de négociations intenses entre le syndicat SNAESURS et le gouvernement, un accord a finalement été signé le jeudi 7 novembre 2025 au siège du Conseil National du Dialogue Social. Cette signature marque la fin de la grève et représente une avancée majeure pour les enseignants-chercheurs, qui attendaient depuis longtemps l’application du décret de janvier 2024 sur leur nouveau système de rémunération.

Un calendrier d’application enfin fixé

Selon le protocole d’accord, plusieurs articles du décret seront mis en œuvre progressivement :

Articles 3, 4, 5 et 6 : fin novembre 2025

Articles 8 et 13 : décembre 2025

Rétablissement total des articles 3, 4, 5 et 6 : premier trimestre 2026

Ce calendrier apporte une visibilité concrète aux enseignants, après des mois de revendications.

Une revalorisation inédite du statut des enseignants-chercheurs

Le décret de janvier 2024 prévoit une amélioration profonde des salaires, primes et conditions administratives du corps enseignant.

Parmi les points clés :

Article 3 : Le salaire mensuel comprend désormais le salaire de base, la prime de grade, la prime de fonction, les allocations familiales, le logement, le transport, ainsi qu’une prime de préparation et de craie.

Article 4 : Les professeurs, maîtres de conférences, maîtres assistants et assistants titulaires d’un doctorat sont reclassés dans la hiérarchie A3.

Article 5 : Les assistants titulaires d’un Master sont repositionnés dans la hiérarchie A2.

Article 6 : L’administration devra régulariser les situations des enseignants à partir de leur date de promotion ou d’engagement.

Des primes pour valoriser le travail et les risques

Article 8 : Une prime de performance sera versée selon les fonctions occupées.

Article 13 : Une indemnité de risque d’un montant de 1 000 000 GNF par mois sera accordée aux enseignants travaillant dans des ateliers ou laboratoires à haut risque.

Ces mesures renforcent la reconnaissance du travail des universitaires, tant sur le plan scientifique que pédagogique.

Un suivi rigoureux promis

Le président du CNDS a assuré que la signature n’était qu’une première étape :

« Ce qui compte pour nous, ce n’est pas seulement l’accord, mais son application. Je m’engage à suivre méthodiquement chaque engagement pris. »

Du côté du syndicat, le secrétaire général a affirmé rester vigilant :

« Nous veillerons à ce que chaque point du protocole soit respecté. »

Cet accord ouvre ainsi une nouvelle phase pour l’enseignement supérieur en Guinée, où les enseignants espèrent enfin une reconnaissance concrète de leur rôle essentiel.