Bah Oury explique la nouvelle organisation gouvernementale comme réponse aux attentes des citoyens

Bah Oury explique la nouvelle organisation gouvernementale comme réponse aux attentes des citoyens

Invité sur les ondes d’une chaîne affiliée au mouvement politique de Mamadi Doumbouya, le Premier ministre Bah Oury a présenté la nouvelle structure gouvernementale, marquée par la consolidation de plusieurs départements stratégiques. Il a décrit cette réorganisation comme une réponse aux dysfonctionnements persistants de l’action publique et aux attentes croissantes des citoyens.

Interrogé sur la fusion du ministère du Budget avec celui de l’Économie et des Finances, l’intégration des Télécommunications au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, ainsi que sur la création d’un grand ministère de l’Éducation, le chef du gouvernement a insisté sur le caractère purement administratif de ces changements.

« Le changement en cours en Guinée va bien au-delà de la restructuration de l’architecture gouvernementale », a-t-il affirmé, estimant que le pays est engagé dans « une dynamique profonde de transformation sociale ».

Selon Bah Oury, cette nouvelle configuration vise principalement à corriger les faiblesses structurelles de l’État, notamment la lenteur des procédures et la dispersion des centres de décision. « Il y avait beaucoup de fragmentation dans la prise de décision, au lieu d’avoir un processus cohérent », a-t-il reconnu.

Le Premier ministre a également pointé du doigt une culture administrative qu’il juge peu favorable à l’efficacité de l’action gouvernementale. « Un ministère devient comme une forteresse. Mais un gouvernement est un tout », a-t-il déclaré, prônant une plus grande collaboration et coordination entre les départements.

Pour Bah Oury, cette réorganisation répond également à la pression accrue des citoyens. « Plus d’attentes de la part des citoyens, plus d’exigences. Cela nécessite une meilleure organisation pour plus d’efficacité », a-t-il insisté.

Un autre pilier de la réforme est la modernisation de l’administration par le numérique. « La digitalisation de l’administration n’est plus un choix, c’est une obligation », a-t-il souligné, insistant sur l’importance de la transparence dans l’action publique.

Selon lui, cette nouvelle architecture gouvernementale se veut un outil au service d’un État plus cohérent, plus réactif et mieux adapté aux défis actuels, tout en reconnaissant que « l’épreuve de la réalité » restera déterminante.