Le gouvernement burkinabè a annoncé des dispositions pour organiser le retour de plusieurs milliers de ses ressortissants expulsés de Guinée, où ils exerçaient des activités sur des sites d’exploitation minière artisanale. Les autorités assurent vouloir encadrer cette opération dans « la dignité et la décence ».
Le nombre exact de personnes concernées, ainsi que les modalités pratiques de leur retour, n’ont pas été précisés. Les ressortissants burkinabè se trouvent dans une situation présentée comme difficile à la suite des opérations menées en Guinée contre certaines activités d’orpaillage.
Une mission annoncée au Mali
Une délégation gouvernementale burkinabè doit se rendre au Mali le 4 novembre afin d’apporter une assistance aux ressortissants burkinabè en situation de détresse. Les lieux précis de cette intervention n’ont pas été communiqués.
Cette démarche intervient alors que les autorités guinéennes ont renforcé leurs actions contre l’exploitation anarchique de l’or dans la région administrative de Siguiri. Le 2 novembre, cinq départements ministériels ont annoncé des mesures destinées à mettre fin à des pratiques minières considérées comme illégales et dommageables pour l’environnement.
Des enjeux environnementaux mis en avant
Les pratiques visées sont notamment associées à la dégradation des terres agricoles, à la pollution des cours d’eau et à l’utilisation d’engins lourds. Les autorités guinéennes justifient ainsi l’intensification de leurs interventions dans les zones concernées par l’exploitation aurifère artisanale.
Au Burkina Faso, les autorités de Ouagadougou ont appelé les populations au calme et à la retenue. Elles les ont également exhortées à ne pas céder à la manipulation ni à la désinformation pendant la mise en œuvre des mesures annoncées.
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