Une dotation de 3 000 poubelles a été officiellement remise, le 16 octobre, par Fassou Théa, ministre de l’Environnement et du Développement durable, à Aboubacar Camara, ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.
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La cérémonie s’est déroulée au Jardin botanique de Camayenne, en présence de cadres des deux départements ministériels. Elle était placée sous la coordination du Premier ministre Amadou Oury Bah.
Des équipements destinés aux sites prioritaires
Les poubelles seront déployées sur des sites prioritaires identifiés par le ministère de l’Assainissement. Aboubacar Camara a précisé que les écoles, les mosquées et plusieurs espaces publics figureraient parmi les premiers lieux concernés.
À travers cette opération, les autorités veulent renforcer la gestion des déchets, en particulier ceux en plastique, et améliorer la salubrité des espaces publics. Les équipements doivent permettre de regrouper les déchets avant leur transfert vers les filières industrielles de recyclage.
Aboubacar Camara a salué la coopération entre les deux départements ainsi que l’implication des entreprises partenaires. « Il faut féliciter Monsieur le ministre de l’Environnement et son équipe pour cette synergie, ainsi que les entreprises partenaires. Cela démontre une réelle prise de conscience des enjeux liés à la salubrité publique », a-t-il déclaré.
La sensibilisation au cœur du dispositif
Le ministre de l’Assainissement a également insisté sur la nécessité d’agir sur les comportements, notamment auprès des jeunes. « Notre objectif est d’éduquer et d’impliquer les jeunes générations. Aujourd’hui, l’espace public est trop souvent négligé. Les actions de sensibilisation, les mesures de responsabilisation et le changement des mentalités se feront progressivement », a-t-il affirmé.
Fassou Théa a indiqué que la mise à disposition des 3 000 poubelles avait été rendue possible grâce à l’appui de partenaires techniques et financiers.
Un moratoire de six mois évoqué pour les industriels du plastique
Au cours de son intervention, le ministre de l’Environnement a aussi évoqué la situation des industriels du secteur du plastique. Il a indiqué que le président de la République, Mamadi Doumbouya, avait accordé un moratoire de six mois après un recours gracieux formulé par ces acteurs.
D’après Fassou Théa, cette période doit permettre aux industriels de s’adapter aux nouvelles exigences environnementales. La production n’est pas interdite, mais les sachets plastiques doivent désormais être soumis à une traçabilité allant de leur fabrication à leur collecte, afin de garantir leur recyclage ou leur valorisation.
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