Katie Zacharia n’est restée que cinq jours à la tête de la communication de la Maison Blanche. Nommée par Donald Trump une semaine auparavant, la porte-parole a officiellement quitté ses fonctions vendredi, après un début de mandat marqué par les critiques et les interrogations sur son parcours professionnel.
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Un haut responsable américain a confirmé que l’annonce de son départ était exacte. La procédure précise ayant conduit à cette sortie n’a pas été détaillée : il n’est pas établi qu’elle ait démissionné ou qu’elle ait été formellement licenciée.
Un bref passage à la Maison Blanche
Âgée de 41 ans, Katie Zacharia avait pris ses fonctions lundi. Elle avait auparavant occupé pendant six semaines le poste de porte-parole du ministère américain de la Sécurité intérieure. Commentatrice conservatrice encore peu connue du grand public, elle avait quitté cette précédente fonction en invoquant la séparation d’avec sa famille, restée en Californie.
Son premier briefing, organisé mardi, a été décrit comme expéditif et particulièrement laborieux. La prestation a nourri les critiques sur son aptitude à tenir ce rôle, alors que la fonction de Press Secretary l’exposait quotidiennement aux questions de la presse américaine.
La controverse s’est également concentrée sur la manière dont Katie Zacharia avait présenté ses qualifications. Interrogée jeudi soir par Sean Hannity sur son parcours, elle a reconnu ne pas avoir réussi l’examen du barreau. Cette déclaration a alimenté les accusations selon lesquelles elle aurait donné une présentation trompeuse de ses compétences professionnelles. À ce stade, cette accusation n’est pas établie par une décision judiciaire.
Trump lui avait demandé de réfléchir à son maintien
Avant la confirmation de son départ, Donald Trump avait invité sa porte-parole à reconsidérer sa position. Lors d’un échange avec des journalistes à la Maison Blanche, le président américain a déclaré : « Je viens tout juste de lui en parler. J’ai dit, “Katie, est-ce que c’est fait pour toi ?” »
Plusieurs informations de presse ont interprété ce choix rapidement abandonné comme un signe de fébrilité au sein de l’équipe rapprochée du président. Des informations présentées au conditionnel ont également évoqué des tensions autour de Susie Wiles, directrice de cabinet de Donald Trump, ainsi que l’hypothèse de possibles remplaçants. Le président a toutefois rejeté cette perspective.
Donald Trump a affirmé vendredi qu’il existait une « zéro probabilité » qu’il limoge Susie Wiles, ajoutant qu’elle resterait encore longtemps à ses côtés. Cette mise au point intervient alors que le président a renvoyé cette semaine Kimberly Guilfoyle, ambassadrice des États-Unis en Grèce.
Un précédent rappelé
Le départ de Katie Zacharia rappelle celui d’Anthony Scaramucci, resté onze jours directeur de la communication de la Maison Blanche en 2017, durant le premier passage de Donald Trump à la présidence.
Karoline Leavitt, qui occupait auparavant le poste de porte-parole, l’avait quitté en août dernier pour s’occuper de ses jeunes enfants. Elle était décrite comme plus à l’aise et dotée d’un meilleur sens de la répartie lors de ses briefings. Le départ de Katie Zacharia ouvre désormais une nouvelle période d’incertitude pour la communication présidentielle.
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