Malgré son interdiction sur l’ensemble du territoire national guinéen, la chicha continue d’être vendue et consommée ouvertement à Kankankoura, dans le secteur de Bouré Boukaria, préfecture de Kintinian, en région de Siguiri.
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Des observations menées dans le quartier, de jour comme de nuit, font état de sa présence dans des boîtes de nuit, des points de vente non signalés et des fumoirs improvisés installés à ciel ouvert. Dans certains établissements, la chicha serait proposée directement sur les tables, tandis que des revendeurs opèrent dans la rue.
Des adolescents exposés
La situation suscite une inquiétude particulière concernant l’accès des mineurs à ces produits. Des adolescents seraient en mesure de s’approvisionner auprès de revendeurs avant de rejoindre des endroits isolés pour consommer. Certains lieux sont ainsi décrits comme des points d’approvisionnement fréquentés par de très jeunes clients.
La présence de jeunes hommes et de très jeunes filles dans ces espaces alimente également les préoccupations locales. Aucun chiffre précis n’est toutefois disponible sur le nombre de points de vente, d’établissements concernés ou de consommateurs.
Des risques sanitaires évoqués
La consommation régulière de chicha est présentée comme un enjeu de santé publique dans le quartier. Les risques évoqués comprennent des maladies respiratoires, des complications pulmonaires et une dépendance importante. Ces éléments ne sont pas accompagnés, dans les informations disponibles, de données médicales ou d’une étude spécifique.
L’interdiction de la chicha, décidée par les autorités guinéennes, semble par ailleurs appliquée de manière inégale. Le reportage fait état d’une action plus stricte à Conakry, où des poursuites judiciaires sont évoquées, alors que la tolérance serait davantage visible dans la zone aurifère du Bouré et dans la région de Siguiri.
Un résident met en cause l’inaction locale
Un habitant de Kankankoura, cité sous anonymat, affirme que les forces de défense et de sécurité connaissent les lieux concernés mais n’interviennent pas. « Ils passent devant tous les jours, mais rien n’est fait », déclare-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme un abandon du quartier.
Cette accusation repose sur le témoignage de ce résident et n’est pas accompagnée d’une réponse officielle des services de sécurité locaux. Elle met néanmoins en lumière les interrogations de la population sur l’application effective de l’interdiction.
Face à la persistance de la vente et de la consommation, un appel est lancé aux autorités nationales et préfectorales afin que les textes interdisant la chicha soient appliqués de façon uniforme sur l’ensemble du territoire guinéen.
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