Les élections sénatoriales restent liées, dans l’analyse du juriste Mamadi 3 Kaba, à la mise en place préalable des conseils communaux et régionaux. S’exprimant le 14 octobre 2026 dans l’émission « Guinée Today », il a présenté plusieurs éléments relatifs au collège électoral, au lieu du vote, aux candidatures et au nombre de sénateurs.
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Un scrutin dépendant des conseils locaux
Mamadi 3 Kaba estime que l’élection sénatoriale ne pourrait pas être organisée avant l’élection et l’installation des conseils régionaux. Cette exigence s’expliquerait par la composition du collège électoral appelé à désigner les deux tiers des membres du Sénat.
Ce collège serait constitué de conseillers communaux et de conseillers régionaux. Les élections sénatoriales ne relèveraient donc pas d’une participation directe de l’ensemble des citoyens, contrairement aux scrutins organisés au suffrage universel direct. La désignation des sénateurs concernés passerait par ces représentants élus au niveau local et régional.
La région comme cadre électoral
Sur le dispositif pratique, le juriste présente la région comme la circonscription électorale. Le vote ne se déroulerait pas dans chaque préfecture, mais dans les chefs-lieux de région.
Un bureau de vote serait toutefois prévu pour chaque préfecture. Les conseillers communaux des communes d’une même préfecture devraient ainsi se rendre dans le bureau correspondant, installé au chef-lieu de région. Cette organisation viserait à regrouper le scrutin régional dans ces centres, tout en conservant une représentation de chaque préfecture dans le dispositif électoral.
Les indépendants au cœur de l’interprétation juridique
Mamadi 3 Kaba considère également que les élections sénatoriales seraient accessibles aux partis politiques régulièrement constitués ainsi qu’aux candidats indépendants. Il reconnaît toutefois que le Code électoral ne comporterait pas, dans une disposition générale, une autorisation formulée explicitement en ces termes.
Son interprétation s’appuie notamment sur l’article 197 du Code électoral, consacré aux pièces à fournir pour constituer un dossier de candidature. Pour le juriste, les documents prévus par cette disposition permettent de retenir la recevabilité des candidatures indépendantes.
« Les candidatures indépendantes sont possibles, même si aucune disposition ne l’énonce expressément dans les termes d’une autorisation générale », a-t-il expliqué.
Un Sénat annoncé à 81 membres
Concernant la composition de la future chambre, le juriste se réfère à l’article 8 du règlement intérieur du Sénat. Il indique que le nombre de sénateurs est fixé à 81.
Ces différents éléments constituent l’interprétation juridique présentée par Mamadi 3 Kaba sur l’organisation du scrutin sénatorial, son collège électoral et les conditions de candidature.
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