CRIEF : Mohamed Diané condamné à 4 ans et 8 mois et à verser 300 milliards GNF à l’État
La chambre des appels de la CRIEF a rendu son verdict contre l’ancien ministre de la Défense Mohamed Diané. Il écope de 4 ans et 8 mois de prison, d’une amende de 3 milliards GNF et doit verser 300...
La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, jeudi 15 octobre 2026, sa décision dans le dossier concernant Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense nationale sous Alpha Condé.
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La juridiction l’a déclaré non coupable de détournement de deniers publics. Elle l’a toutefois reconnu coupable d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Une peine de quatre ans et huit mois
Le juge Daye Mara, assisté de six assesseurs, a condamné Mohamed Diané à quatre ans et huit mois d’emprisonnement. Une amende de 3 milliards de francs guinéens lui a également été infligée.
La chambre des appels a par ailleurs ordonné la confiscation de certains de ses biens situés à Conakry et à l’intérieur du pays, ainsi que de ses comptes bancaires. La décision ne détaille pas les biens et comptes concernés par cette mesure.
300 milliards de francs guinéens pour l’État
Constitué partie civile, l’État guinéen obtient également la condamnation de l’ancien ministre au paiement de 300 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
Cette somme est inférieure aux 500 milliards de francs guinéens réclamés par l’avocat de l’État lors des audiences de plaidoiries tenues le 23 juillet 2026. Celui-ci avait aussi demandé la réintégration de certains biens immobiliers dans la procédure.
De son côté, le ministère public avait requis dix ans d’emprisonnement, une amende de 50 milliards de francs guinéens et la confiscation de l’ensemble des biens saisis, y compris ceux enregistrés au nom de tiers considérés comme liés au prévenu.
Des tiers mis hors de cause
Dans son arrêt, la chambre des appels a ordonné la mise hors de cause de biens appartenant notamment à Sékou Kaké et à sa société SoGEFEl SARL, à Aboubacar Aissata Diallo, à Mamadi Doumbouya ainsi qu’à la société Diaouné et Frères.
La décision d’appel modifie ainsi le jugement rendu en première instance. Mohamed Diané avait alors été reconnu coupable de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux. Il avait été condamné à cinq ans de prison, à une amende de 5 milliards de francs guinéens et au paiement de 500 milliards de francs guinéens à l’État, avec la confiscation de l’essentiel de ses biens.
Présenté comme détenu depuis le 31 mai 2022, Mohamed Diané a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés.
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