Le Kenya a enregistré son premier décès lié à Ebola, a annoncé mardi le ministre de la Santé, Aden Duale. Les autorités ont par ailleurs recensé 28 personnes ayant été en contact avec le défunt, dont des membres de sa famille et des professionnels de santé.
Le patient, dont le nom n’a pas été communiqué, vivait en République démocratique du Congo, où il avait également reçu des soins. Il a ensuite rejoint Kampala par voie terrestre avant de prendre un vol à destination de Nairobi, le 3 octobre.
À son arrivée dans la capitale kényane, l’homme a été soumis à un dépistage. Le test l’a confirmé positif au virus Ebola. Aden Duale a ensuite fait état de son décès, sans préciser le lieu exact ni la date calendaire de sa mort. Le ministre a indiqué que le patient était décédé la nuit précédente, vers 23 h 30.
Vingt-huit contacts identifiés
Les services compétents ont établi une liste de 28 contacts à suivre. Cette liste comprend notamment des proches du patient et des agents de santé. Les autorités n’ont pas fourni de détails supplémentaires sur les mesures appliquées à ces personnes.
Aden Duale a déclaré qu’un seul test était revenu positif au moment de son intervention. Sa déclaration ne permet toutefois pas de déterminer si ce résultat concernait le défunt ou l’un des contacts recensés. Le ministre a appelé la population à ne pas céder à la panique, assurant que les dispositifs nécessaires étaient en place pour limiter la propagation de la maladie.
Une situation suivie dans la région
Le Kenya n’avait jusque-là jamais enregistré de cas d’Ebola. Cette annonce intervient alors que la République démocratique du Congo a déclaré sa 17e flambée de la maladie à la mi-mai.
Le contexte régional ravive également les inquiétudes suscitées plus tôt au Kenya par des projets gouvernementaux visant à installer une structure dédiée à Ebola à la base aérienne de Laikipia, située à environ 200 kilomètres de Nairobi. Ces projets avaient provoqué de vives réactions dans le pays.
La souche Bundibugyo mentionnée dans les informations disponibles ne dispose ni d’un vaccin ni d’un traitement spécifique, selon les éléments fournis. L’Organisation mondiale de la santé avait comptabilisé, au 2 octobre, 4 082 décès sur 8 463 cas depuis l’apparition de cette souche. Plus largement, Ebola aurait tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des cinq dernières décennies.
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