L’armée malienne annonce son entrée à Kidal après le retrait de la FLA
L’armée malienne affirme être entrée à Kidal, après l’annonce par le Front de libération de l’Azawad d’un retrait stratégique et contrôlé de ses forces.
L’armée malienne a annoncé mardi être entrée à Kidal, ville stratégique du nord du pays, alors que le Front de libération de l’Azawad (FLA) déclarait retirer ses combattants de la localité. Cette avancée intervient après plusieurs mois de combats entre les forces maliennes, les séparatistes touaregs et des groupes jihadistes alliés.
Un officier de l’état-major malien a affirmé que les troupes étaient « arrivées à Kidal en avance sur le calendrier ». Un autre responsable militaire a confirmé cette information. Aucun élément indépendant ne permet toutefois de vérifier, à ce stade, l’ampleur de la présence militaire malienne dans la ville ni la situation exacte sur le terrain.
Des opérations menées avec des partenaires russes
Dans un communiqué publié mardi, l’état-major général des armées maliennes a déclaré avoir engagé de vastes opérations aéroterrestres dans la région de Kidal avec des « partenaires russes ». L’identité et le nombre de ces partenaires ne sont pas précisés.
Selon l’armée, ces opérations visaient à « neutraliser les groupes terroristes armés » et à détruire leurs sanctuaires. Le communiqué affirme également que la sécurité de la population et la liberté de circulation ont été rétablies. Ces résultats relèvent des déclarations de l’état-major et n’ont pas fait l’objet d’une vérification indépendante.
De son côté, le FLA a annoncé avoir « décidé de procéder à un retrait stratégique et contrôlé de ses forces de la ville de Kidal ». Cette déclaration ne permet pas de déterminer si l’ensemble de ses combattants a quitté la localité ni dans quelles conditions s’est effectué ce retrait.
Une ville au cœur de l’affrontement
Kidal avait été prise en avril par des séparatistes touaregs, un revers qui avait humilié les autorités de transition maliennes. Le FLA et le JNIM avaient ensuite lancé une série d’attaques à partir de la fin avril. Les affrontements avaient notamment conduit à la prise temporaire d’Anefis au début du mois de juillet.
Cette séquence s’inscrit dans une crise sécuritaire que le Mali traverse depuis 2012. Le pays est confronté à l’activité de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi qu’à celle de groupes criminels locaux et de mouvements séparatistes. Les autorités militaires dirigent le pays depuis les deux coups d’État successifs de 2020 et 2021 et avaient promis de restaurer la sécurité.
L’entrée annoncée à Kidal constitue ainsi une étape importante pour les autorités maliennes. Elle intervient cependant dans un contexte où les informations disponibles reposent principalement sur les communiqués de l’armée et du FLA.
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