Le Kenya a confirmé son premier cas d’Ebola après le décès à Nairobi d’un ressortissant kényan revenu de République démocratique du Congo (RDC). Les autorités sanitaires ont immédiatement engagé des mesures de quarantaine, d’isolement et de recherche des personnes ayant été en contact avec le patient.
Le malade avait résidé pendant sept ans en RDC et souffrait depuis environ un mois avant son déplacement, a indiqué Aden Duale, secrétaire kényan à la Santé. Il avait quitté la RDC par la route en direction de Kampala, en Ouganda, avant de prendre un vol pour Nairobi samedi.
Des proches et des soignants placés en quarantaine
Le président kényan William Ruto a ordonné le renforcement de la réponse sanitaire afin de contenir le virus et d’empêcher une transmission locale. D’après ses déclarations, au moins huit membres de la famille du patient et 21 agents de santé ont été placés en quarantaine.
Aden Duale a, pour sa part, fait état de 28 contacts identifiés, parmi lesquels des proches et des professionnels de santé. Ces chiffres correspondent aux personnes recensées dans le dispositif de suivi, tandis que les annonces présidentielles détaillent les groupes déjà placés en quarantaine.
Les autorités recherchent également 23 passagers et quatre membres d’équipage qui se trouvaient à bord du vol reliant l’Ouganda à Nairobi. Patrick Amoth, directeur général du ministère kényan de la Santé, a précisé que les contacts devaient rester isolés pendant 21 jours. Une sortie pourrait être envisagée en cas de test négatif.
Une circulation régionale sous surveillance
Le parcours du patient relie une zone touchée par une importante flambée d’Ebola à deux pays d’Afrique de l’Est. L’Ouganda avait signalé 20 cas et deux décès plus tôt dans l’année, avant d’être déclaré exempt d’Ebola en août.
En RDC, l’épidémie en cours est présentée comme la 17e flambée d’Ebola enregistrée dans le pays. Officiellement déclarée le 15 mai, elle s’est rapidement étendue à sept provinces. Les chiffres communiqués par le gouvernement congolais font état de plus de 4 000 décès et de plus de 8 300 cas confirmés.
L’Organisation mondiale de la santé estime que l’épidémie est « loin d’être terminée » et pourrait dépasser l’ampleur de la crise ouest-africaine de 2014-2016. Cette précédente flambée avait fait plus de 11 000 morts, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.
Dans ce contexte, une organisation des Nations unies a déconseillé l’instauration de restrictions sur les voyages et le commerce visant le Kenya, la RDC et l’Ouganda. Les autorités privilégient le suivi des contacts et les mesures sanitaires ciblées pour limiter les risques de propagation.
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