L’Association des écrivains de Guinée annonce trois activités pour marquer, le 7 novembre, la Journée internationale de l’écrivain africain : un panel, une table ronde et une conférence. L’annonce a été faite par Soussoy Ebène, secrétaire à la communication de l’organisation, qui a également alerté sur les difficultés matérielles auxquelles elle fait face.
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La conférence portera sur une question liée à l’avenir culturel du pays : « peut-on construire une Guinée émergente sans construire une génération de lecteurs », a expliqué Soussoy Ebène. La rencontre doit notamment réunir une personnalité du ministère de l’Économie et des Finances, dont le nom n’a pas été précisé.
La place de la lecture au cœur des échanges
La table ronde s’intéressera pour sa part à la société guinéenne de demain. Son thème est formulé ainsi : « la Guinée de demain sera-t-elle une société de lecteurs ou une société de spectateurs ». Cinq personnalités du monde de la culture sont annoncées pour participer aux échanges, sans que leurs identités aient été communiquées.
Le 7 novembre a été retenu par l’Association panafricaine des écrivains pour célébrer l’écrivain africain, a précisé le responsable de l’Association des écrivains de Guinée. À travers cette programmation, l’organisation entend mettre en avant la contribution de la littérature à la formation des lecteurs et au développement culturel de la Guinée.
Une demande de siège toujours sans réponse
Au-delà des activités commémoratives, Soussoy Ebène a évoqué la situation administrative et matérielle de l’association. « Il est vrai que l’association des écrivains de Guinée n’a pas de siège depuis 40 ans », a-t-il déclaré.
L’organisation affirme solliciter depuis deux à trois ans le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat afin d’obtenir un espace de travail et de rencontre. Cette demande pourrait prendre la forme d’un local locatif, mais elle n’aurait pas encore abouti au moment de l’entretien.
Soussoy Ebène a indiqué que des associations d’écrivains disposent d’un siège au Ghana, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Il a également cité le Sénégal comme exemple d’un pays où les écrivains participent à des événements au sommet de l’État et peuvent être intégrés à des délégations officielles.
Les écrivains appelés à participer davantage à la vie culturelle
Le secrétaire à la communication de l’association souhaite une implication plus importante des écrivains dans les activités culturelles et les délégations officielles de l’État. Il estime que leurs œuvres contribuent à faire connaître la Guinée et continuent de toucher plusieurs générations.
Pour illustrer cette longévité, il a évoqué L’Enfant noir de Camara Laye, dont l’écriture remonte à plus de 50 ans. « Pour beaucoup de personnes, le meilleur ambassadeur d’un pays demeure forcément l’écrivain », a-t-il déclaré.
L’Association des écrivains de Guinée lie ainsi sa demande d’un siège à la nécessité de disposer d’un cadre durable pour travailler, organiser des rencontres et contribuer au débat culturel national.
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