La troisième Chambre civile, sociale et commerciale de la Cour suprême de Guinée a ordonné, le 6 novembre 2026, la suspension de l’exécution d’un arrêt de la Cour d’appel de Conakry condamnant A.Barry Transport au paiement de plus d’un milliard de francs guinéens.
La décision concerne l’arrêt n° 226, rendu le 19 mai 2026 par la juridiction d’appel. La Cour suprême était saisie d’une requête en sursis à exécution introduite par A.Barry Transport, représentée dans cette procédure par Gouraissy Barry, dans le cadre de son différend avec Djibril Bangoura.
Une condamnation contestée
À l’audience, Maître Hassane Kaba, conseil de l’entreprise, a soutenu que le différend reposait sur un contrat de partenariat dans le transport entre Gouraissy Barry et Djibril Bangoura. Il a contesté la qualification de contrat de prêt évoquée dans la procédure.
« Djibril Bangoura a intenté une action en justice en parlant d’un contrat de prêt, alors que c’est un contrat de partenariat », a déclaré l’avocat.
Selon Maître Hassane Kaba, un citerne transportant du carburant était auparavant tombé et avait pris feu, événement qu’il a présenté comme étant à l’origine du contentieux. L’avocat a également rappelé qu’A.Barry Transport avait été condamnée à payer plus d’un milliard de francs guinéens, une décision ensuite confirmée par la Cour d’appel.
Pour défendre la demande de sursis, il a affirmé que l’exécution de l’arrêt exposerait l’entreprise à des « préjudices énormes et irréparables ». Il a notamment soutenu que les conséquences du litige concerneraient les deux parties et ne devraient pas être supportées uniquement par le patrimoine de Gouraissy Barry.
Les arguments de Djibril Bangoura
La partie adverse a demandé le rejet de la requête. Maître Alkhaly Touré, conseil de Djibril Bangoura, a estimé que la démarche d’A.Barry Transport visait à éviter le paiement de la somme fixée par la justice.
L’avocat a aussi fait valoir que le non-paiement causait d’importants préjudices à son client, présenté comme ayant investi ses fonds dans l’entreprise. Il a qualifié la demande de sursis de « fantaisiste » et réclamé son rejet pur et simple.
De son côté, l’avocat général, Saïdou Hady Diallo, s’est prononcé en faveur du sursis à exécution.
L’exécution suspendue
La Cour suprême a finalement donné suite à la demande d’A.Barry Transport en ordonnant le sursis à exécution de l’arrêt n° 226. Cette décision suspend l’exécution de la condamnation prononcée par la Cour d’appel de Conakry, sans que les éléments disponibles ne précisent les motifs détaillés de la décision suprême ni la suite de la procédure sur le fond.
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