La Plateforme nationale Union citoyenne pour l’émergence de la Guinée (PN-UCEG) a présenté les conclusions de son enquête citoyenne « Écouter pour Agir ». La consultation, conduite auprès de 337 Guinéens issus de différentes catégories socioprofessionnelles, visait à recueillir les préoccupations quotidiennes des populations ainsi que leurs propositions pour améliorer l’action publique.
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L’initiative s’inscrit dans le cadre de « Guinée 68 – Le Rendez-vous de la Nation », lancée le 26 septembre à l’occasion de la célébration du 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée. La PN-UCEG explique avoir voulu placer directement les citoyens au centre de la réflexion sur les politiques publiques.
Le coût de la vie et le logement au premier plan
Les participants à l’enquête appartiennent notamment aux milieux de l’enseignement, de la mécanique, de la vente et du commerce. Le questionnaire portait sur plusieurs besoins fondamentaux, parmi lesquels l’alimentation, le logement, l’habillement et l’accès aux soins de santé.
Les résultats font ressortir plusieurs difficultés majeures : la cherté des denrées de première nécessité, l’accès difficile à un logement décent et le manque d’infrastructures scolaires publiques. À travers leurs réponses, les citoyens attendent notamment de l’État des mesures capables de réduire le coût de la vie, de faciliter l’accès au logement et de renforcer l’offre d’enseignement public.
Amadou Barry, président de la PN-UCEG, a expliqué que l’organisation souhaitait faire entendre les problèmes exprimés par les citoyens, mais aussi recueillir leurs propres pistes de solution. La plateforme entend désormais transformer ces préoccupations en plaidoyer auprès des autorités afin qu’elles soient prises en compte dans l’orientation des politiques publiques.
La confiance, une préoccupation transversale
Au-delà des difficultés matérielles, Amadou Barry a insisté sur un autre enseignement de la consultation : le manque de confiance envers les autorités et la société civile. Selon lui, cette défiance apparaît comme un problème qui dépasse les préoccupations liées à l’éducation, au logement ou à l’alimentation.
« Ce qui nous a particulièrement marqués dans cette enquête, c’est le ressenti des populations, notamment la méfiance », a-t-il déclaré, en estimant que les citoyens ne constatent pas suffisamment d’amélioration de leurs conditions de vie malgré les rencontres avec les responsables publics et les organisations de la société civile.
Cette analyse est présentée comme le constat du président de la PN-UCEG à partir des échanges recueillis durant l’enquête. Les éléments disponibles ne précisent toutefois pas la méthode d’échantillonnage, la répartition géographique des participants ni la marge d’erreur.
Un document destiné aux décideurs
Présent lors de la présentation, Robbie Sarah, directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse, a salué la démarche et considéré les consultations citoyennes comme un outil d’aide à la décision publique. D’après les données présentées, 79,5 % des personnes interrogées déclarent rencontrer des difficultés dans leur quotidien, tandis que 54,6 % disent éprouver des difficultés d’accès au logement.
Robbie Sarah a indiqué que le document devait être vulgarisé et transmis aux autorités compétentes. Il estime que ses conclusions peuvent fournir aux décideurs des éléments utiles pour mieux orienter leurs choix.
Il a également souhaité que l’initiative bénéficie d’un accompagnement institutionnel et financier. Pour une prochaine édition, il a proposé de porter l’échantillon à 1 000 citoyens afin d’obtenir des données plus détaillées.
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