La pénurie d’eau potable continue de compliquer le quotidien des habitants de plusieurs quartiers de Kérouané. Dans certaines concessions, la desserte assurée par la Société des eaux de Guinée (SEG) reste intermittente, avec des robinets qui peuvent demeurer à sec pendant plusieurs jours.
Cette situation affecte directement les familles, alors que l’accès régulier à l’eau est indispensable aux activités domestiques, à l’hygiène et à la santé publique. La population de la commune urbaine augmente, mais les difficultés d’approvisionnement persistent dans plusieurs zones.
Une desserte qui ne fonctionne pas chaque jour
Fatoumata Touré, présidente du Conseil des femmes et filles de Kérouané, décrit une distribution qui ne répond pas de manière régulière aux besoins des ménages. Selon elle, dans les habitations raccordées au réseau de la SEG, l’eau n’arrive pas quotidiennement et l’approvisionnement se fait à tour de rôle.
« Quand l’eau vient le matin, il faut parfois attendre le lendemain pour en avoir de nouveau », explique-t-elle, en soulignant que les habitants n’étaient pas habitués à une telle situation.
Le quartier Nord France figure parmi les secteurs particulièrement touchés. Fatoumata Touré affirme que le tuyau qui l’alimentait a été coupé lors de travaux routiers. Depuis, les habitants peuvent rester plusieurs jours sans eau, selon son témoignage.
Des demandes adressées aux autorités
Face à l’augmentation de la population et à la persistance des coupures, la présidente du Conseil des femmes et filles de Kérouané appelle les autorités à renforcer durablement les infrastructures hydrauliques.
Elle demande notamment la réalisation de forages dans les lieux publics, en particulier devant les mosquées et les structures sanitaires. Ces installations permettraient, selon elle, de rapprocher les points d’eau des habitants confrontés aux interruptions du réseau.
Fatoumata Touré sollicite également l’agrandissement de la chute d’eau de Djibè. Elle estime que des investissements supplémentaires sont nécessaires pour répondre aux besoins d’une population en expansion et réduire les périodes durant lesquelles les ménages restent privés d’eau.
« Partout où il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de santé. Tout ce qu’on fait dépend de l’eau », insiste-t-elle, en appelant à une solution durable pour Kérouané.
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