À Kindia, la Guinée prépare sa feuille de route pour l’emploi et la protection sociale
Des représentants de l’État, des employeurs, des travailleurs et des partenaires internationaux se réunissent à Kindia pour définir les bases de la future feuille de route nationale de la Guinée sur...
Un atelier consacré à l’élaboration de la feuille de route nationale de la Guinée pour l’emploi, la protection sociale et les transitions justes s’est ouvert mercredi 14 octobre 2026 à Kindia. La rencontre réunit des autorités publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants des organisations d’employeurs et de travailleurs.
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Les participants sont appelés à établir des priorités et à définir des actions planifiées et chiffrées. Ces travaux doivent alimenter la stratégie de la Guinée dans le cadre de l’Accélérateur mondial pour l’emploi, la protection sociale et les transitions justes (M-GA), avec l’objectif annoncé de relier le développement économique à des résultats concrets pour les populations.
Un travail coordonné entre plusieurs acteurs
L’atelier est organisé sous l’égide du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale et du ministère du Plan et de la Coopération internationale. Il bénéficie de l’appui du programme conjoint de l’Accélérateur mondial, auquel participent l’Organisation internationale du Travail (OIT), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque mondiale.
La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans un hôtel de Kindia, en présence de responsables administratifs, de représentants des employeurs et des travailleurs et de partenaires techniques et financiers. Le gouverneur de la région administrative de Kindia, le contrôleur général de police Mamadou Camara, a souhaité la bienvenue aux participants.
« Une transformation économique prend tout son sens lorsqu’elle améliore la vie des populations », a déclaré Ramatoulaye Camara, ministre par intérim de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale. Elle a souligné que les politiques publiques doivent répondre aux besoins liés à l’accès à l’emploi, aux revenus et à la protection contre les risques sociaux.
Pour la ministre par intérim, les investissements publics et privés attendus dans le cadre de la stratégie de développement Simandou 2040 doivent également produire des retombées sociales concrètes. Elle a estimé que la participation de la Guinée à cette dynamique permet de mobiliser des expertises, de consolider les partenariats et d’échanger avec d’autres États.
Une nouvelle étape après le diagnostic de juillet
La rencontre de Kindia intervient après plusieurs travaux préparatoires. La Guinée a adhéré à l’initiative en 2024. Un atelier de cartographie a ensuite été organisé en avril, avant un diagnostic réalisé en juillet 2026 sur les politiques publiques relatives à l’emploi, au travail et à la protection sociale.
Joséphine Kolié, directrice nationale adjointe du Travail et de la Prévoyance sociale, a présenté l’atelier comme une étape destinée à passer de l’analyse à la programmation. « Notre ambition est forte : faire en sorte que la dynamique de développement économique se traduise par des résultats concrets en matière d’emploi, de protection sociale et de transitions justes », a-t-elle affirmé.
Les engagements attendus portent notamment sur des actions coordonnées, financées et assorties d’un mécanisme de suivi. Les résultats définitifs des travaux et les mesures finalement retenues doivent encore être établis.
L’accompagnement de l’OIT
L’OIT accompagne les autorités guinéennes en mettant l’accent sur le dialogue entre les pouvoirs publics, les employeurs et les travailleurs. Anna Brachtendorf, fonctionnaire de l’organisation et experte en protection sociale, a rappelé que ces trois catégories constituent les acteurs appelés à travailler ensemble dans le cadre de l’OIT.
L’Accélérateur mondial vise notamment à élargir la protection sociale, à soutenir la création d’emplois décents et à accompagner les transformations liées à la digitalisation, à la transition écologique et à la formalisation de l’économie. Lancée en septembre 2021 par le secrétaire général des Nations unies, l’initiative entend contribuer à la création d’au moins 400 millions d’emplois décents et à l’extension de la protection sociale à des milliards de personnes, selon les objectifs rappelés lors de la cérémonie.
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