Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a confirmé, mercredi 14 octobre 2026, le placement sous mandat de dépôt de deux responsables du Fonds de développement social et de l’indigence (FDSI).
Lansana Diawara, directeur général de l’institution, et Mamoudou Kourouma, comptable et agent comptable par intérim, ont été conduits à la maison d’arrêt et de correction de Coyah.
Une procédure engagée après l’ouverture d’une enquête
Dans un communiqué, le parquet spécial indique qu’une enquête judiciaire avait été ouverte contre les deux responsables. Les investigations ont été confiées à la Direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale.
Les deux hommes ont ensuite été placés en garde à vue par les officiers de police judiciaire chargés du dossier. Le parquet précise que la durée de cette mesure s’explique notamment par l’existence de faits présumés de blanchiment de capitaux, pour lesquels le délai légal de rétention peut être prolongé dans les conditions prévues par la loi.
Après la transmission du dossier au parquet spécial, le procureur spécial a décidé de leur placement sous mandat de dépôt. Cette décision a été prise en présence des conseils des deux mis en cause, indique encore l’autorité judiciaire.
Des qualifications pénales présumées
Lansana Diawara et Mamoudou Kourouma sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
À ce stade, les éléments détaillés reprochés à chacun des responsables, ainsi que le montant éventuel des sommes concernées, n’ont pas été précisés. La date d’une éventuelle audience n’a pas non plus été communiquée.
Le parquet spécial rappelle que la garde à vue et le mandat de dépôt constituent deux mesures distinctes dans le cadre d’une procédure pénale. Il souligne également que la décision est intervenue dans le respect des droits de la défense et sous réserve de la présomption d’innocence.
L’autorité judiciaire réaffirme par ailleurs sa volonté de poursuivre les infractions relevant de sa compétence conformément aux règles de procédure pénale. Elle invite le public à se référer à ses canaux officiels afin d’éviter la circulation d’informations partielles ou inexactes.
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