La Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée maintient son mot d’ordre de débrayage jusqu’à nouvel ordre. Cette décision intervient après le rejet, le 12 octobre, de la demande de mise en liberté de Me Sory Daouda Camara et de son stagiaire Mandjou Sangaré par la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
À l’issue de la troisième journée d’audience, consacrée à l’audition de la partie civile Ecobank, les deux hommes ont été renvoyés en prison dans l’attente de la suite de leur procès. Les plaidoiries et les réquisitions sont prévues le 19 octobre.
La Chambre maintient la suspension de ses activités
Dans une déclaration lue par son secrétaire général, Me Jean-Pierre Pépé Béavogui, la Chambre nationale des huissiers de justice a exprimé sa désapprobation après la décision de la CRIEF. L’organisation estime que les conditions actuelles ne garantissent pas suffisamment la sécurité nécessaire à l’exercice de la profession.
Me Jean-Pierre Pépé Béavogui a déclaré que la corporation avait été « désagréablement surprise » de voir les deux confrères maintenus en détention, malgré la garantie que la Chambre pourrait représenter en faveur de leur liberté provisoire.
Le secrétaire général a également rappelé la position de la profession selon laquelle « la liberté est le principe et que la détention est l’exception ». Cette déclaration intervient alors que la demande de mise en liberté des deux prévenus vient d’être rejetée par la juridiction spécialisée.
Des garanties réclamées pour la sécurité des huissiers
La Chambre lie la poursuite du débrayage à l’obtention de garanties jugées suffisantes pour permettre à ses membres de travailler en sécurité. « Les huissiers de justice ne se sentant pas en sécurité dans l’exercice de leur profession ont estimé qu’il serait commode et nécessaire de suspendre le temps pour nous d’avoir toutes les garanties possibles nous permettant d’exercer notre profession en toute sécurité », a expliqué Me Béavogui.
La suspension des activités est donc maintenue sans échéance annoncée. La Chambre entend poursuivre ce mouvement jusqu’à ce que les garanties qu’elle demande soient réunies.
La prochaine étape judiciaire annoncée dans cette affaire est fixée au 19 octobre, date prévue pour les plaidoiries et les réquisitions.
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