La région administrative de Labé a accueilli, le 17 octobre 2026, le concours de recrutement des enseignants. Au total, 3 183 candidats étaient attendus dans cinq centres d’examen pour les filières de l’enseignement général et secondaire.
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Les autorités assurent avoir pris les dispositions nécessaires pour le bon déroulement des épreuves. Parmi les consignes rappelées aux participants figure l’interdiction d’introduire des téléphones portables ou tout autre objet non autorisé dans les salles d’examen.
Un processus présenté comme plus numérique
Superviseur du concours à Labé et conseiller juridique du ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Yamoussa Nana Camara a expliqué que cette opération s’inscrit dans le renforcement des capacités de l’administration guinéenne, particulièrement dans le secteur éducatif.
« Ce recrutement s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités de l’ensemble de l’administration. Chacun de nous réclame aujourd’hui un bon enseignement dans notre système éducatif. Pour avoir un bon enseignement, il faut recruter des enseignants et il faut les former », a-t-il déclaré.
Le superviseur a également fait état d’innovations dans le traitement des épreuves. La correction et le classement doivent être réalisés par un dispositif numérique, tandis que le jury aura pour rôle de valider les résultats produits par le système. Yamoussa Nana Camara estime que cette procédure pourrait permettre une publication des résultats dès le lendemain ou dans les deux jours suivant les épreuves, sans toutefois avancer de date ferme.
Des candidats entre espoir et engagement
La participation au concours représente pour plusieurs candidats une possibilité d’accéder à la fonction publique et de contribuer au service du pays.
Venu de Conakry, Mohammed Lamine Bangoura s’est présenté dans l’enseignement général après avoir choisi la préfecture de Tougué. « Le moral est là et j’espère que ça va bien se passer. J’ai postulé parce que c’est le seul moyen de servir ma nation », a-t-il confié.
Bah Mamadou Lamine, enseignant à l’école primaire de Saala, participe également au concours. Il dit être venu tenter sa chance et se réjouit de l’engouement suscité par le recrutement. « Je suis là aujourd’hui pour essayer de tenter ma chance. On est très heureux de voir un engouement très grand », a-t-il déclaré.
Candidate à l’enseignement général dans la préfecture de Tougué, Barry Hadjiratou exerce déjà comme contractuelle en situation de classe dans cette même préfecture. Elle souhaite elle aussi intégrer la fonction publique : « Je suis motivée pour servir mon pays. Je prie le Bon Dieu qu’il me donne la chance d’intégrer la fonction publique. »
Les besoins de Tougué au cœur des motivations
Baldé Mariam, qui travaille dans l’enseignement à Tougué depuis 2023, affirme s’être présentée avec sérénité. Elle relie sa démarche au manque d’enseignants dans la préfecture et espère un renforcement des effectifs.
« Ce qui m’a motivée, premièrement, c’est le manque d’enseignants à Tougué. Nous espérons qu’il y aura beaucoup d’enseignants cette année à Tougué pour éviter que les enfants restent sans cours », a-t-elle expliqué.
À travers ce concours, l’administration guinéenne entend renforcer ses effectifs et répondre aux besoins du système éducatif, notamment dans les localités confrontées à un déficit d’enseignants.
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