Des habitants de Simbaya-Wanindara, dans la commune de Lambanyi, sont descendus dans la rue vendredi 16 octobre pour saluer la signature d’un décret portant déclassement de plusieurs réserves foncières, dont celle de leur zone.
Cette décision intervient dans un contexte où la question foncière demeure particulièrement sensible à Simbaya-Wanindara et à Wanindara. Les habitants présents ont ainsi voulu marquer leur satisfaction après une mesure qu’ils considèrent comme importante pour l’avenir de la localité.
Une décision perçue comme une réponse à une longue attente
Elhadj Fafa M’Bira Mané, ancien président de la délégation spéciale de Lambanyi, a accueilli favorablement le déclassement. Il estime que cette mesure répond à une attente ancienne des populations et met fin à une situation longtemps considérée comme difficile à résoudre.
Interrogé sur la portée de la décision, il a déclaré : « Ma réaction est positive. Le président Mamadi Doumbouya nous a guéri une plaie que tout le monde considérait inguérissable. » Il a également présenté la mesure comme un signal important pour les habitants de Wanindara, qui aspirent, selon lui, à être pleinement reconnus dans leurs droits.
L’ancien responsable communal a par ailleurs associé cette décision à un espoir de détente dans la zone. Il a estimé qu’elle pourrait contribuer à renforcer la cohésion sociale et à consolider la paix, en affirmant que les populations avaient longtemps attendu une reconnaissance de leur situation.
Des programmes annoncés pour les occupants
Le décret prévoit que les espaces concernés fassent l’objet de programmes de restructuration, de régularisation et d’aménagement. Ces opérations doivent bénéficier directement aux occupants actuels, dans le respect des dispositions des codes de l’urbanisme et du foncier.
La mesure ne couvre toutefois pas l’ensemble des terrains présents dans les réserves concernées. Les espaces déjà engagés dans des baux emphytéotiques ou à construction sont exclus. Il en va de même pour plusieurs emprises et infrastructures d’intérêt public, notamment les écoles, les centres de santé, les édifices religieux, les espaces verts, les cimetières, les routes et les installations de sécurité.
La signature du décret constitue donc une première étape pour les habitants mobilisés. La mise en œuvre effective des programmes annoncés sera déterminante pour traduire la décision en régularisation et en aménagement concrets. Aucun calendrier, ni les modalités pratiques de ces opérations, n’ont été précisés dans les éléments disponibles.
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