L’audience consacrée à la procédure visant l’ex-magistrat Algassimou Diallo n’a pas repris son cours normal devant la Cour suprême. La juridiction a décidé de la renvoyer sine die, après l’annonce de la suspension de sa défense par ses avocats lors de l’audience précédente.
Le procès, qui devait se poursuivre vendredi, a repris à 10 h 50. À l’ouverture des débats, le président des chambres réunies, Ibrahima Sory 1 Tounkara, a demandé à Algassimou Diallo s’il était en mesure d’assurer lui-même sa défense en l’absence de ses conseils.
L’ancien avocat général a répondu qu’il ne pouvait pas comparaître sans ses avocats. Il a également déclaré n’avoir eu aucun échange avec eux depuis l’annonce de la suspension de leur défense. Cette absence de contact, a-t-il expliqué, ne lui permettait pas de comprendre les motivations réelles de cette décision.
Le parquet s’engage à faciliter les échanges
Face à cette situation, le procureur général près la Cour suprême, Sidy Souleymane N’Diaye, s’est engagé à prendre les dispositions nécessaires pour faciliter la communication entre l’accusé et ses défenseurs.
Ces démarches doivent être menées en coordination avec l’administration pénitentiaire. L’objectif est de permettre à Algassimou Diallo de reprendre contact avec ses avocats avant la poursuite de la procédure.
Le président des chambres réunies a finalement renvoyé l’affaire sine die, afin de laisser le temps nécessaire à ces échanges. Une nouvelle date d’audience devra être fixée.
Des faits présumés au cœur de la procédure
Algassimou Diallo, présenté comme un ex-magistrat et un ancien avocat général, est poursuivi pour des faits présumés de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence. La procédure porte également sur des faits présumés de discrimination et d’association de malfaiteurs.
Aucune décision définitive sur sa culpabilité n’a été rendue dans cette affaire. Après l’audience, il a été reconduit à la maison d’arrêt de Coyah.
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