La National Identity Management Commission (NIMC) affirme que la base nationale d’identité du Nigeria est entièrement hébergée sur le territoire national et administrée par ses propres employés. Alvan Ikoku, directeur du Strategic Programme Office de la commission, a livré ces précisions lors d’un briefing avec des journalistes consacré à l’hébergement, au contrôle et à la protection des données.
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Selon lui, la NIMC n’a jamais hébergé ses données d’identité à l’extérieur du Nigeria. Il a également assuré que la commission n’utilise pas de service cloud pour sa base centrale. La gestion de cette infrastructure serait assurée par des employés de la NIMC, et non par des prestataires nigérians.
Des dispositifs prévus en cas de panne
Alvan Ikoku a indiqué que la commission dispose de systèmes de reprise après sinistre destinés à maintenir les services lorsque ses équipements ou ses systèmes rencontrent une défaillance. Aucun détail technique sur ces dispositifs ni sur leur niveau de fonctionnement n’a toutefois été communiqué.
La NIMC affirme par ailleurs que ses employés, notamment ceux qui participent à la gestion de la base de données, font l’objet d’un suivi continu par des agences de sécurité. D’après Alvan Ikoku, des conséquences juridiques peuvent s’appliquer en cas de faute. La nature précise de cette surveillance et les agences concernées n’ont pas été détaillées.
Un système connecté à plusieurs agences publiques
La commission poursuit l’intégration des administrations publiques à son système d’identité. Environ 63 agences gouvernementales y étaient intégrées, selon Alvan Ikoku. Pour une agence dont les systèmes sont déjà prêts, la connexion à l’interface de programmation de la NIMC peut prendre environ 72 heures, a-t-il expliqué.
Le responsable a toutefois relevé que certaines administrations ne disposent pas encore du niveau de maturité numérique nécessaire pour établir cette connexion. La NIMC doit notamment fournir l’API utilisée par les agences, tandis que leurs propres infrastructures doivent être suffisamment préparées.
La commission indique avoir enregistré environ 142 millions de Nigérians pour l’obtention d’un numéro national d’identification en septembre 2026. Cette couverture donne une importance particulière aux conditions dans lesquelles les agences publiques et les partenaires autorisés peuvent accéder aux informations.
Des règles pour encadrer la divulgation
Alvan Ikoku a déclaré que la loi NIMC de 2026 impose le respect de la Nigeria Data Protection Act et encadre la communication des informations relatives aux personnes enregistrées. Les situations citées comprennent notamment le consentement de l’intéressé, les obligations légales, les missions d’intérêt public, les enquêtes pénales et les procédures judiciaires.
Selon le responsable, la NIMC authentifie les identités, mais ne conserve pas le motif des demandes d’authentification ou de vérification formulées par d’autres entités. Les utilisateurs peuvent également gérer ou retirer leur consentement via l’application d’authentification de la commission, sous réserve des exceptions prévues par la loi.
Ces assurances interviennent alors que l’accès aux données d’identité par des canaux de vérification a déjà suscité des interrogations. En mars 2024, des informations liées à XpressVerify, une plateforme proposant des données d’identité de Nigérians, avaient soulevé des questions sur l’origine de cet accès. La NIMC avait déclaré que XpressVerify n’était pas un partenaire agréé et avait ordonné une enquête sur une possible violation d’accords de licence par des agents autorisés ou leurs sous-licenciés.
La Nigeria Data Protection Commission avait ensuite indiqué que l’accès à la base avait été suspendu avant d’être rétabli de manière limitée pour les institutions fournissant des services publics essentiels. Aucune compromission confirmée de la base centrale n’est rapportée dans ce contexte.
La NIMC travaille enfin à l’élaboration de cadres pour les identifiants, les certificats et les signatures numériques. Les normes techniques, les dispositifs de gouvernance et les règlements d’application liés à ces nouveaux outils restent en cours de préparation.
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