Aliko Dangote a annoncé le report au 27 octobre de la clôture de l’introduction en Bourse de sa raffinerie pétrolière située à Lagos, au Nigeria. L’opération, initialement appelée à se terminer un mardi, doit permettre à davantage d’investisseurs de prendre part au capital du complexe.
La raffinerie affiche une capacité de 700 000 barils par jour. À travers cette IPO, Dangote cherche à lever 1,6 milliard de dollars afin de doubler cette capacité. Si le projet d’extension est mené à bien, le site pourrait devenir le plus important au monde, devant la raffinerie de Jamnagar, en Inde.
Une participation élargie aux investisseurs africains
Au cours d’une visite du site, Aliko Dangote a déclaré que l’intérêt suscité par l’offre dépassait déjà largement le montant recherché. Il l’a évalué à plus de trois ou quatre fois l’objectif fixé, tout en précisant que la prolongation ne répondait pas à un besoin supplémentaire de financement.
Le délai additionnel doit plutôt, selon lui, permettre à un plus grand nombre de personnes de participer à l’opération. Le dirigeant a notamment évoqué la volonté d’associer davantage d’Africains et d’investisseurs ordinaires à la détention d’une part de la raffinerie. Il a expliqué que l’enjeu portait moins sur le montant collecté que sur le nombre de participants.
Cette décision intervient alors que le groupe présente l’expansion du complexe de Lagos comme un projet de grande ampleur pour ses activités pétrolières. Le niveau d’intérêt annoncé par Dangote n’a toutefois pas fait l’objet d’une confirmation indépendante dans les éléments disponibles.
Un autre projet au Kenya sous pression
Le groupe Dangote a également commencé les travaux préparatoires d’une nouvelle installation sur l’île de Lamu, au Kenya. Aliko Dangote a promis que ce projet créerait des dizaines de milliers d’emplois.
Cette initiative fait cependant face à des contestations locales. La communauté proche du site a engagé une procédure judiciaire au sujet des droits fonciers. Greenpeace a, de son côté, exprimé des objections concernant les conséquences environnementales du projet.
Les informations disponibles ne précisent ni les détails de la procédure engagée à Lamu ni la nature exacte des objections formulées par l’organisation environnementale. Elles ne permettent pas non plus de confirmer le calendrier de réalisation de l’extension de la raffinerie nigériane.
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