Les vols reprennent vers Mekelle après la reconquête de la ville
Les liaisons aériennes vers Mekelle ont repris après la reconquête de la capitale du Tigré par les forces fédérales éthiopiennes, le 3 octobre.
Les liaisons aériennes vers Mekelle ont repris après la reconquête de la capitale de la région du Tigré par les forces fédérales éthiopiennes. Des passagers sont arrivés à l’aéroport de Mekelle un dimanche, pour la première fois depuis presque trois semaines.
Ethiopian Airlines avait suspendu ses vols après la prise de Mekelle et de son aéroport par le Tigray People’s Liberation Front (TPLF), le 23 septembre. Les liaisons vers Axum et Hire avaient également été interrompues.
Une reprise après le changement de contrôle de la ville
Les forces fédérales ont repris Mekelle le 3 octobre. À la suite de cette reconquête, les combattants du TPLF ainsi que leurs dirigeants ont quitté la ville. La reprise des vols intervient ainsi après le rétablissement du contrôle fédéral sur l’aéroport et la capitale régionale.
Le nombre exact de rotations quotidiennes n’a pas été confirmé. Des informations font état d’environ cinq vols par jour, avec une éventuelle augmentation si la demande progresse. Aucun détail vérifié n’a toutefois été communiqué sur les horaires ou la capacité des appareils.
À son arrivée à l’aéroport de Mekelle, Getachew Reda, présenté comme un ancien dirigeant du Tigré et conseiller du Premier ministre Abiy Ahmed, a promis à ses partisans un changement visible dans la région, au-delà des simples espoirs. Il était accueilli aux côtés de Redwan Hussein, chef du renseignement.
Un accord de paix fragilisé
La reprise des liaisons intervient dans un contexte politique et sécuritaire tendu. Les nouveaux combats au Tigré ont compromis l’accord de paix conclu en 2022, après une guerre civile de deux ans.
Selon des chercheurs de l’Université de Gand, en Belgique, ce conflit aurait causé environ 500 000 décès de civils, en raison des violences, de la famine et de l’effondrement des services de santé.
Les tensions croissantes entre l’Éthiopie et l’Érythrée alimentent par ailleurs les craintes d’un conflit plus large. Le TPLF a rejoint, le mois précédent, six autres groupes d’opposition au sein d’une alliance qui cherche à évincer Abiy Ahmed. L’identité de ces six groupes n’a pas été précisée.
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