Les États-Unis souhaitent approfondir leurs relations avec la Guinée et les autres pays d’Afrique francophone en privilégiant désormais le commerce et l’investissement. C’est ce qu’a indiqué Philip Assis, présenté comme le porte-parole francophone de la diplomatie américaine, lors d’un entretien réalisé le 23 septembre 2026 dans le contexte de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.
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Selon lui, la relation entre Washington et le continent africain reste essentielle, mais son orientation évolue. « Notre relation a évolué : nous sommes passés d’une logique d’aide à une dynamique axée sur le commerce et l’investissement », a-t-il déclaré.
La transformation industrielle au cœur des échanges
Interrogé sur les perspectives économiques en Guinée, Philip Assis a présenté les États-Unis comme un partenaire souhaitant jouer un rôle accru dans les échanges commerciaux et la transformation industrielle. Il a notamment assuré que les entreprises américaines engagées dans des projets en Guinée apportent des standards élevés sur les plans commercial, social et environnemental.
« Sur la question de la transformation industrielle, nous souhaitons être le partenaire de choix dans le commerce », a-t-il affirmé, en défendant une relation qu’il veut ouverte et transparente. Aucun projet précis, calendrier ou financement n’a toutefois été détaillé dans ses propos.
Pour le responsable américain, l’enjeu économique est également lié à la situation démographique du continent. La création d’emplois pour les jeunes constitue, selon lui, la priorité absolue des États-Unis en Guinée comme dans l’ensemble de l’Afrique.
« En Guinée comme dans toute l’Afrique, où la population est très jeune, notre priorité absolue est la création d’emplois pour la jeunesse », a-t-il déclaré.
Sécurité et coopération avec les pays africains
L’entretien a également porté sur la progression alléguée de l’influence russe au Sahel et sur les relations des États-Unis avec la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Philip Assis a insisté sur la place de la coopération sécuritaire dans la politique américaine à l’égard de l’Afrique.
« Pour nous, il est crucial d’entretenir des liens forts dans le domaine de la sécurité », a-t-il soutenu. Il a également affirmé que la paix et la sécurité figuraient parmi les priorités défendues par Washington auprès de l’Organisation des Nations unies et de ses États membres.
Dans ce cadre, il a indiqué que le président Trump avait rencontré onze chefs d’État africains au cours de sa première année à la Maison-Blanche. Cette donnée est avancée par Philip Assis dans le cadre de l’entretien.
Un appui annoncé aux médias
La diplomatie américaine entend par ailleurs soutenir le développement des compétences dans le secteur des médias. Philip Assis a présenté la liberté d’expression comme le principe central de l’approche américaine.
« Concernant notre appui aux médias, nous misons beaucoup sur la formation et le renforcement des compétences », a-t-il expliqué. Il a aussi évoqué des programmes d’échanges professionnels entre journalistes africains, américains et d’autres régions du monde.
Ces orientations sont présentées comme les principaux axes d’une relation que les États-Unis souhaitent renforcer avec l’Afrique francophone, sans que des mesures opérationnelles spécifiques pour la Guinée aient été annoncées à ce stade.
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