Mali : le FLA annonce un retrait temporaire de Kidal
Le Front de libération de l’Azawad a annoncé un retrait contrôlé et temporaire de Kidal, dans le nord du Mali, alors que l’armée malienne mène des opérations soutenues par des combattants...
Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé son retrait de Kidal, ville stratégique du nord du Mali, six mois après s’en être emparé. Le mouvement touareg présente cette décision comme un retrait contrôlé, temporaire et dicté par l’évolution de la situation militaire.
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Dans un communiqué, le FLA affirme que des frappes aériennes soutenues, menées par l’armée malienne avec l’appui de ses alliés russes, l’ont contraint à procéder à ce mouvement tactique. Le groupe assure vouloir préserver ses capacités humaines et logistiques.
Une opération présentée comme temporaire
Le mouvement séparatiste indique que ce retrait constitue une mesure opérationnelle provisoire. Il affirme également que son départ de la zone s’est effectué sans combat direct entre ses forces et l’ennemi au moment décrit dans son communiqué. Cette affirmation n’est toutefois pas corroborée par une autre source dans les éléments disponibles.
Le FLA, coalition créée en 2024 autour de factions touaregs et séparatistes du nord du Mali, se présente comme un mouvement nationaliste laïque. Il revendique l’indépendance de l’Azawad, nom donné par les séparatistes au nord du pays, et affirme rester engagé en faveur de cet objectif.
L’armée malienne lance des opérations autour de Kidal
L’armée malienne a de son côté annoncé le lancement d’opérations aériennes et terrestres de grande ampleur dans la région de Kidal. Elle dit vouloir traquer et neutraliser les groupes armés, démanteler leurs réseaux d’approvisionnement et rétablir une sécurité durable ainsi que la libre circulation des personnes et des marchandises.
Une source sécuritaire a déclaré que des forces favorables au gouvernement, parmi lesquelles des paramilitaires russes, étaient revenues dans Kidal mardi après-midi. Le retour de ces forces et le retrait du FLA sont rapportés par les parties et les sources citées, sans confirmation indépendante dans les informations disponibles.
Un conflit marqué par plusieurs fronts
Le conflit malien a commencé en 2012 avec une rébellion séparatiste touareg dans le nord du pays. Des groupes islamistes liés à Al-Qaïda ont ensuite gagné en influence. Le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, affirme combattre pour « libérer » le Mali et renverser le gouvernement.
Le FLA et le JNIM ont mis de côté leurs divergences idéologiques pour combattre les autorités maliennes, selon les éléments disponibles. Le gouvernement malien affirme pour sa part vouloir rétablir l’autorité de l’État et démanteler ce qu’il qualifie d’« alliance terroriste » entre les deux mouvements.
Après le coup d’État de 2021, l’armée a pris la direction du pays en promettant de restaurer l’ordre et l’unité nationale. Les forces françaises ont ensuite été expulsées, de même qu’environ 15 000 soldats de la paix des Nations unies. Le gouvernement malien s’est également appuyé sur des paramilitaires russes pour son soutien à la défense, dans un contexte où le JNIM a continué de se renforcer, selon la source.
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