Les nouveaux prélèvements appliqués aux opérations de dépôt et de retrait des parieurs de jeux sportifs suscitent des interrogations en Guinée. Depuis le 1er octobre 2026, ces transactions sont soumises à des frais supérieurs à 2 %, en application d’une décision attribuée à l’Autorité de régulation du secteur des jeux et pratiques assimilées (ARSJPA).
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L’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée (UDCG) conteste notamment le principe d’une taxation appliquée aux deux étapes de l’opération. Interrogé le 6 octobre, son président, M’Bany Sidibé, a estimé qu’une réflexion devait être engagée afin d’éviter que les parieurs ne supportent plusieurs prélèvements.
L’UDCG plaide pour un seul prélèvement
Pour M’Bany Sidibé, le dispositif devrait privilégier un taux unique. Il propose qu’une éventuelle taxation soit concentrée sur les gains, tandis que le retrait de ces gains ne ferait pas l’objet d’un nouveau prélèvement.
« On ne peut pas facturer les dépôts et les retraits », a-t-il déclaré, en soulignant que le parieur pourrait être taxé au moment où il joue puis à nouveau lorsqu’il gagne et retire ses fonds.
L’organisation demande également que les taux soient réexaminés et intégrés dans un cadre légal précis. Elle souhaite que les modalités d’application soient clairement établies et accessibles à l’ensemble des acteurs concernés.
Une saisine annoncée auprès de l’autorité de régulation
L’UDCG affirme ne pas avoir été associée à la décision de l’ARSJPA. Elle annonce son intention de saisir officiellement l’autorité afin de demander qu’une solution soit trouvée sur la structure et le niveau des frais.
M’Bany Sidibé prévoit aussi des échanges avec les opérateurs de téléphonie mobile et les acteurs de la monnaie électronique. Selon lui, les opérateurs de téléphonie mobile collectent les montants concernés avant de les reverser. L’UDCG veut examiner avec ces intervenants les possibilités d’harmoniser les frais appliqués aux différentes opérations.
La question de la transparence soulevée
Au-delà des prélèvements, l’organisation réclame davantage d’informations sur les flux financiers liés aux jeux sportifs. Elle demande que les frais, les gains réels et les clés de répartition soient communiqués de manière transparente et connus à l’avance.
« La transparence doit se faire sur les frais, mais aussi sur les réels gains », a insisté le président de l’UDCG, qui estime que les consommateurs, notamment les parieurs, traversent une période difficile.
Aucune modification du dispositif n’a été annoncée à ce stade. Le taux exact appliqué séparément aux dépôts et aux retraits, ainsi que le contenu détaillé de la décision de l’ARSJPA, ne sont pas précisés.
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