Abiy Ahmed a officiellement entamé un nouveau mandat de cinq ans à la tête du gouvernement éthiopien. Sa prestation de serment est intervenue après sa réélection par le Parlement, à la suite des élections générales organisées en juin.
Le président de l’Éthiopie ainsi que de hauts responsables gouvernementaux ont assisté à la cérémonie. Celle-ci a marqué le lancement officiel du nouveau terme du Premier ministre, reconduit à la direction de l’exécutif.
Une majorité parlementaire issue des élections de juin
La reconduction d’Abiy Ahmed s’appuie sur le résultat obtenu par le Prosperity Party lors des élections générales. La formation a remporté 438 des 547 sièges du Parlement, lui donnant une large majorité au sein de l’assemblée.
Après ce scrutin, les députés ont réélu Abiy Ahmed pour les cinq prochaines années. Aucun détail n’a été fourni sur le lieu exact de la cérémonie ni sur l’identité des autres responsables présents, en dehors du président et des hauts responsables du gouvernement éthiopien.
Le nouveau mandat s’ouvre dans un contexte sécuritaire tendu
La cérémonie intervient alors que de nouveaux combats opposent les forces armées éthiopiennes à l’Ethiopian Peoples’ Forces Alliance for Survival. Ce groupe armé, présenté comme récemment formé, est décrit comme cherchant à renverser le gouvernement.
Les informations disponibles ne précisent ni le bilan humain ni les détails opérationnels de ces affrontements. Elles établissent toutefois que les combats se poursuivent dans un contexte de tensions internes persistantes, au moment où Abiy Ahmed reprend officiellement ses fonctions pour un nouveau mandat.
Le gouvernement éthiopien accuse par ailleurs des pays voisins de soutenir des groupes armés. L’Érythrée figure parmi les pays cités par les autorités éthiopiennes dans le cadre de ces accusations. Les éléments disponibles ne précisent pas les autres États concernés ni les preuves avancées à l’appui de ces déclarations.
La reconduction du Premier ministre place ainsi le nouveau mandat d’Abiy Ahmed à la croisée de deux enjeux : la mise en œuvre du mandat issu des élections de juin et la gestion des affrontements avec l’Ethiopian Peoples’ Forces Alliance for Survival.
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