Un incendie s’est déclaré samedi dans une raffinerie pétrolière d’Aramco à Riyad, en Arabie saoudite. Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué la responsabilité de l’incident, sans que leur implication ni l’ampleur des dégâts ne soient confirmées indépendamment.
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Une attaque revendiquée par les Houthis
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le brigadier Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, a affirmé que les forces armées yéménites avaient mené une opération contre Aramco dans la capitale saoudienne. Selon lui, plusieurs missiles balistiques et drones ont été utilisés et les frappes ont provoqué des incendies sur les sites visés.
Yahya Saree a présenté cette action comme une réponse à ce qu’il a décrit comme un « siège injuste » et aux frappes aériennes lancées depuis le territoire saoudien. Il a également déclaré que les Houthis continueraient d’appliquer le principe d’« escalade pour escalade » et de viser les mobilisations militaires saoudiennes jusqu’à l’arrêt de l’agression et à la levée du siège contre leur pays.
Riyad conteste la version houthiste
La coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite, a qualifié la déclaration des Houthis de trompeuse. Elle a par ailleurs affirmé avoir mené des opérations contre des miliciens houthis tôt dimanche et avoir tué des centaines de combattants.
Ce bilan repose sur la déclaration de la coalition et n’est pas confirmé par une source indépendante dans les éléments disponibles. Aucun détail vérifié n’a été fourni sur le nombre de victimes ou sur l’étendue des dommages liés à l’incendie de Riyad. Aramco n’a pas livré de réaction détaillée dans les informations examinées.
Une escalade dans le conflit yéménite
Cette nouvelle confrontation intervient dans un contexte de reprise des violences au Yémen. Les combats renouvelés au cours des dernières semaines auraient fait des centaines de morts et provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, alors que la guerre civile dure depuis douze ans.
Le mois précédent, les Houthis avaient déjà revendiqué une attaque contre une installation d’Aramco à Yanbu. Les autorités saoudiennes avaient alors déclaré avoir intercepté les missiles visant le site et n’avoir enregistré aucun dégât.
La situation s’est également tendue après la prise annoncée par les Houthis de Mokha et de plusieurs îles de la mer Rouge. Cette progression, présentée comme leur avancée territoriale la plus importante depuis plusieurs années, aurait étendu leur portée jusqu’au détroit stratégique de Bab el-Mandeb et mis fin à un cessez-le-feu conclu en 2022.
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