De fortes explosions ont été entendues samedi à Sanaa, la capitale du Yémen, alors que les Houthis ont fait état de frappes attribuées aux forces saoudiennes. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’établir de manière indépendante l’origine des explosions.
La chaîne Al-Masirah, affiliée aux Houthis, a décrit les événements comme une « agression saoudienne » contre Sanaa. Elle n’a donné aucune indication sur les cibles visées ni sur d’éventuelles victimes. La chaîne avait auparavant fait état de frappes de missiles contre le réseau de télécommunications dans le gouvernorat de Saada, au nord-ouest du pays.
Des combats qui se sont intensifiés
Ces explosions surviennent dans un contexte de reprise des hostilités entre les Houthis, soutenus par l’Iran, et le gouvernement yéménite internationalement reconnu, appuyé par l’Arabie saoudite. Ce gouvernement est basé à Aden et contrôle une grande partie du sud et de l’est du Yémen, une zone plus vaste mais moins peuplée.
Les combats auraient repris en juillet, après quatre années de trêve fragile. D’après le récit des événements communiqué dans ce contexte, les tensions se sont ravivées après l’arrivée à Sanaa, depuis l’Iran, d’un avion transportant une délégation houthie sans autorisation saoudienne. Une pratique consistant à obtenir l’accord de Riyad pour les vols à destination de Sanaa aurait été maintenue pendant une dizaine d’années.
Les Houthis affirment que l’Arabie saoudite a ensuite bombardé l’aéroport de Sanaa, avant qu’ils ne lancent à leur tour des attaques contre le territoire saoudien. Il s’agissait, selon ce récit, de leurs premières attaques contre l’Arabie saoudite depuis 2022.
Pression sur les axes stratégiques
Le mouvement houthi aurait également mené une offensive lui permettant de prendre le contrôle de zones côtières situées le long du détroit de Bab al-Mandab. Il a par ailleurs annoncé un blocus naval visant les navires saoudiens en mer Rouge, sans que les modalités d’application de cette annonce soient précisées.
Des cibles saoudiennes, notamment des infrastructures pétrolières et la capitale Riyad, auraient été visées par les Houthis. Samedi, une importante colonne de fumée ainsi que des incendies auraient été observés à proximité d’une installation pétrolière dans la capitale saoudienne. Ces éléments ne sont pas confirmés de manière indépendante.
Les affrontements récents se sont notamment concentrés autour de Taiz. Quatre-vingts combattants auraient été tués vendredi, selon des sources issues des deux camps.
Face à cette nouvelle phase de tensions, l’Arabie saoudite aurait demandé l’aide des États-Unis. Cette requête aurait, jusqu’à présent, été écartée par le président américain Donald Trump.
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