La pénurie de carburant qui touche le Soudan continue de peser sur l’activité économique et la vie quotidienne. Les transports publics, l’acheminement des marchandises et la production des usines sont perturbés, alors que la hausse des frais de déplacement contribue à l’augmentation des prix des denrées alimentaires.
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Cette situation est liée à des perturbations du marché pétrolier international associées au conflit au Moyen-Orient, mais aussi à des restrictions nationales sur les importations. Dans plusieurs zones contrôlées par le gouvernement, la raréfaction de l’offre a également favorisé l’essor du commerce de carburant sur le marché noir, dans un contexte de guerre civile persistante.
Une pression croissante sur les ménages
À Khartoum, les conséquences de la crise se font particulièrement sentir dans les déplacements et l’accès aux produits de première nécessité. La hausse des coûts de transport se transmet aux prix alimentaires, alourdissant davantage les dépenses des ménages.
Mohamed Hassan, un habitant de la capitale, a décrit une paralysie de l’activité : The movement of goods and people has stopped, and the market is totally paralyzed, we need solutions, not promises
. Il réclame ainsi des mesures concrètes face aux difficultés d’approvisionnement.
La réduction de la disponibilité du carburant affecte également le transport de fret et les chaînes de production. Les usines rencontrent des difficultés à maintenir leur activité, tandis que la circulation des biens est ralentie par les problèmes d’approvisionnement et le renchérissement des trajets.
Des contraintes d’importation et de financement
Les importateurs doivent composer avec une exigence de la banque centrale soudanaise : déposer l’équivalent de 200 kilogrammes d’or. Cette condition a limité le nombre d’acteurs capables de participer au marché de l’importation.
Des analystes citent plusieurs difficultés structurelles susceptibles de prolonger la crise. Ils évoquent notamment l’arrêt prolongé de la raffinerie d’al-Jaili, les pénuries de devises étrangères et les problèmes liés au financement des importations de carburant.
Ces obstacles s’ajoutent aux perturbations internationales et aux restrictions intérieures, compliquant la reconstitution des stocks dans un pays déjà fragilisé par le conflit.
Le gouvernement annonce des approvisionnements supplémentaires
Pour tenter d’atténuer les pénuries, le Premier ministre Kamil Idriss a ordonné l’envoi de produits pétroliers supplémentaires vers les stations-service. L’objectif affiché est d’améliorer la disponibilité du carburant et de réduire les tensions sur le marché.
Le volume et le calendrier de ces livraisons n’ont pas été précisés. Dans l’immédiat, le retour à un approvisionnement plus régulier dépendra aussi de la capacité à financer les importations, à résoudre les contraintes de change et à faire face à l’arrêt prolongé de la raffinerie d’al-Jaili.
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