Un décret signé le 16 octobre 2026 par Mamadi Doumbouya est présenté comme portant déclassement des réserves foncières de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa du domaine public. La décision doit, selon le dispositif annoncé, permettre d’engager des opérations de restructuration, de régularisation et d’aménagement au bénéfice des occupants actuels.
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Le contenu intégral du décret doit toutefois encore être vérifié. Les modalités concrètes de sa mise en œuvre, notamment les critères d’identification des bénéficiaires et les conditions de régularisation, ne sont pas encore précisées.
Une mesure attendue à Wanindara
À Wanindara, l’annonce est accueillie avec soulagement par des familles installées dans le secteur depuis plusieurs décennies. Ces occupants évoluent depuis longtemps dans un contexte d’incertitude foncière et redoutaient un éventuel déguerpissement.
Le déclassement annoncé pourrait réduire cette incertitude en ouvrant la possibilité d’une régularisation des situations, dans le respect du Code foncier et domanial et du Code de l’urbanisme. Il ne signifie toutefois pas que toutes les démarches administratives sont déjà achevées ni que les opérations de régularisation ont commencé.
Les réserves concernées représentent, d’après les éléments disponibles, plus de 315 hectares à Simbaya-Wanindara et plus de 435 hectares sur l’île de Kassa, soit une superficie cumulée de plus de 750 hectares.
Des exclusions prévues par le dispositif
Le texte présenté prévoit que certains terrains déjà couverts par des baux ne seraient pas concernés. Des infrastructures d’intérêt public, notamment les écoles, les centres de santé, les lieux de culte et les emprises routières, devraient également rester en dehors du dispositif.
La délimitation précise des espaces concernés et l’application de ces exclusions devront être établies par les services compétents. Ceux-ci devront aussi fixer les règles d’aménagement ainsi que les conditions permettant d’identifier les personnes susceptibles de bénéficier de la mesure.
Le précédent de Kaporo Rail
La situation de Wanindara est suivie dans un contexte marqué par le précédent de Kaporo Rail, où des habitations ont été détruites en 1998 puis en 2019. Ces opérations ont durablement marqué les populations concernées et alimenté les inquiétudes liées aux décisions foncières dans l’agglomération de Conakry.
Le dossier des anciens occupants de Kaporo Rail est également évoqué à travers une démarche de compensation foncière. Des représentants de ces personnes ont été reçus par le Premier ministre le 16 octobre 2024, après avoir bénéficié de terrains présentés comme une compensation. Cette référence doit encore être confirmée auprès de la Primature.
La portée réelle du décret dépendra donc de son contenu définitif, de la clarification des bénéficiaires et des conditions d’aménagement. Ces éléments seront déterminants pour mesurer ses effets sur les occupants de Simbaya-Wanindara et de l’île de Kassa.
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