La disparition d’Aboubacar Séné Diallo suscite de nombreux témoignages. Parmi eux, celui d’un ami, qui revient sur une scène vécue en mai 2007 et met en lumière l’attention que le journaliste portait à son entourage.
À cette période, l’auteur du témoignage travaillait depuis quatre mois comme journaliste reporter à Radio Nostalgie. Il présentait les bulletins d’information dans l’émission « Les Matinales », diffusée de 6 heures à 9 heures sur Nostalgie Guinée 98.2, en bande FM.
Après l’émission, les deux hommes avaient l’habitude de déjeuner chez une dame installée en face de Mouna Group Technologie, au cœur de Kaloum. L’auteur explique qu’après avoir perçu trois salaires, il rencontrait encore des difficultés à joindre les deux bouts. Il en a parlé à Séné Diallo lors d’un de ces déjeuners.
Le journaliste lui aurait alors demandé comment il pouvait déjà manquer d’argent, alors qu’il n’était pas marié et qu’il vivait au camp Samory Touré, où il ne payait pas de loyer. Sur le ton de la plaisanterie, il lui aurait également lancé : « Ou bien tu donnes ton salaire aux petites filles de Kaloum ? »
Un conseil devenu une habitude
Au-delà de la plaisanterie, Séné Diallo a proposé une solution concrète à son ami. « Alors, la première chose qu’on va faire, c’est de t’ouvrir un compte bancaire. Dès que tu reçois ton salaire, tu vas déposer une partie et utiliser le reste pour tes besoins », lui aurait-il conseillé.
Dans la foulée, il a appelé sa conseillère à la BICIGUI afin de prendre rendez-vous. Le lendemain, après l’émission « Les Matinales », les deux hommes se sont rendus à la banque. Le compte de l’auteur a été ouvert au terme de cette démarche.
L’auteur affirme qu’il a ensuite pris l’habitude de déposer 40 % de chacun de ses salaires à la banque. À travers ce souvenir, il présente l’intervention de Séné Diallo comme une aide déterminante dans l’apprentissage de la gestion de ses revenus.
Une voix qui continue de résonner
Dans son hommage, l’auteur décrit Séné Diallo comme un homme attaché au micro et attentif aux autres. Il rappelle également que le journaliste aimait l’appeler « l’enfant de Karéki » et « son ami diakhanké ».
Depuis l’annonce de sa disparition, l’auteur dit avoir vu se multiplier les messages et les hommages. Il évoque la mobilisation de milliers de personnes, tout en livrant un témoignage profondément personnel sur l’empreinte laissée par son ami.
En conclusion, il affirme que les émissions de Séné Diallo sont enregistrées et que sa voix continue de résonner. La date et la cause de sa disparition ne sont pas précisées dans ce témoignage.
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