La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu sa décision, jeudi 15 octobre 2026, dans l’affaire opposant le parquet spécial à Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense nationale du régime déchu.
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La juridiction a écarté le chef de détournement de deniers publics, pour lequel l’ancien ministre a été déclaré non coupable. Elle l’a toutefois reconnu coupable d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Une peine réduite en appel
Mohamed Diané a été condamné à quatre ans et huit mois de prison. Cette sanction est inférieure à la peine initiale de cinq ans mentionnée dans le dossier.
La décision prévoit également une amende de 3 milliards de francs guinéens. La chambre des appels a en outre fixé à 300 milliards de francs guinéens le montant des dommages et intérêts à verser au profit de l’État.
Le calcul de la défense
À la sortie de l’audience, Me Sidiki Bérété a indiqué que son client avait déjà purgé environ quatre ans, six mois et quinze jours de détention. L’avocat a rappelé que Mohamed Diané avait été placé sous mandat de dépôt le 6 avril 2021.
Sur la base de ce calcul, la défense estime qu’il resterait théoriquement un mois et quinze jours à purger. « La peine infligée est 4 ans et 8 mois et il a purgé environ 4 ans et 6 mois de prison et 15 jours, jour pour jour », a déclaré Me Sidiki Bérété. Il a précisé que cette estimation restait théorique.
L’avocat a également affirmé que certains biens avaient été mis hors de cause, tandis que d’autres avaient été confisqués. Il a ajouté que les biens appartenant à des tiers avaient été mis hors de cause, sans détailler les biens concernés.
La suite annoncée par la défense
Me Sidiki Bérété a indiqué que la défense allait examiner la décision avec Mohamed Diané avant de déterminer la suite à donner au dossier. Il a aussi déclaré que les leçons de l’arrêt seraient tirées et qu’une réponse interviendrait au moment opportun.
La décision rendue par la chambre des appels intervient ainsi avec une requalification partielle des faits reprochés et une réduction de la durée d’emprisonnement, tandis que les sanctions financières prononcées restent fixées à plusieurs milliards de francs guinéens.
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