Le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a officiellement ouvert ce mercredi un atelier consacré à la relecture et à l’actualisation de quatre statuts particuliers de fonctionnaires en Guinée. Les travaux concernent les greffiers, les personnels de l’éducation, les personnels de santé ainsi que les administrateurs territoriaux.
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Selon le ministre, trois textes existants doivent être révisés, tandis que le statut des administrateurs territoriaux sera élaboré pour la première fois. Il présente cette démarche comme un chantier important de modernisation de l’administration publique.
Adapter les règles aux réalités actuelles
Les travaux devront examiner les dispositions devenues obsolètes, imprécises ou inadaptées. Ils porteront également sur la conformité des textes avec le statut général des agents de l’État et sur la prise en compte des particularités propres à chaque métier.
Conseiller juridique du département et facilitateur de l’atelier, Facinet Nana Camara a rappelé que les statuts particuliers encadrent notamment le recrutement, le déroulement des carrières, les emplois et fonctions accessibles, ainsi que les droits et obligations des différents corps.
« La tenue du présent atelier répond à la nécessité de disposer de statuts particuliers adaptés aux réalités actuelles de notre administration publique », a-t-il déclaré. Il a également expliqué que l’évolution des missions de l’État, l’apparition de nouveaux métiers et les exigences accrues en matière de performance rendent nécessaire cette actualisation.
Faya François Bourouno a souligné l’ancienneté de plusieurs textes concernés. Le statut des personnels de santé remonte à 2008, celui des personnels de l’éducation à 2006, tandis que le statut des greffiers a été adopté en 2016. Le ministre estime que ces références doivent être réexaminées dans un environnement administratif et professionnel qui a évolué.
Vers une gestion des carrières davantage fondée sur le rendement
Au-delà de la mise à jour juridique, le gouvernement souhaite faire évoluer les mécanismes de carrière. Le ministre plaide pour que le rendement réel des agents pèse davantage dans les avancements, en complément des diplômes et des attestations de formation.
« Une administration qui se veut moderne, performante et au service du citoyen, elle repose nécessairement sur des agents bien recrutés, bien formés, correctement encadrés et soumis à des règles qui sont claires et qui bénéficient d’un cadre de carrière cohérent et équitable », a déclaré Faya François Bourouno.
Il a indiqué que le pilotage de la fonction publique devrait, à partir de l’année prochaine, reposer sur une logique de performance et de justice sociale. Le ministre a aussi insisté sur la nécessité d’éviter la multiplication de régimes distincts ou d’avantages réservés à certaines catégories, au profit d’un équilibre entre l’unité de la fonction publique et les spécificités professionnelles.
Un nouveau répertoire des métiers
Le ministre a par ailleurs annoncé l’achèvement de la révision du répertoire des emplois, des métiers et des compétences, dont la version précédente remontait aux années 1960. Le nouveau document intègre de nouveaux métiers et de nouvelles compétences et prévoit des projections sur leur évolution au cours des trois à cinq prochaines années.
La réforme doit aussi s’accompagner de l’opérationnalisation des cadres organiques des ministères, de l’élaboration de fiches de poste et d’une définition plus précise des responsabilités et des compétences attendues.
Pour encadrer l’atelier, Faya François Bourouno a fixé trois exigences : la conformité juridique, l’équité dans l’harmonisation des statuts et la performance. Il a enfin évoqué la possibilité d’institutionnaliser un cycle régulier de révision des textes, à des échéances de trois, cinq ou dix ans. Ces périodicités restent présentées comme des options.
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