Égypte : le ministère de l’Intérieur rejette les accusations de torture visant six journalistes
Le ministère égyptien de l’Intérieur juge infondées les accusations de mauvais traitements formulées contre six journalistes de Matsadaash. Leurs avocats évoquent des violences, des déshabillages...
Le ministère égyptien de l’Intérieur a rejeté les accusations de torture et de mauvais traitements visant six journalistes travaillant pour Matsadaash, arrêtés la semaine précédente. Dans un communiqué, les autorités ont qualifié ces allégations de « sans fondement ».
La déclaration intervient après les témoignages rapportés par les avocats des détenus. Ceux-ci affirment que la majorité des journalistes ont fait état de violences au cours de leur détention. Les faits allégués comprennent des passages à tabac, des déshabillages forcés ainsi que des menaces visant les journalistes et leurs familles.
Des accusations contestées par les autorités
Le ministère de l’Intérieur conteste donc la version présentée par les avocats. Il estime que les accusations constituent « une tentative des personnes concernées d’échapper aux charges » qui leur sont attribuées.
Les autorités n’ont pas précisé, dans les éléments disponibles, la nature exacte de ces charges. L’identité des six journalistes, le lieu de leur détention et la date précise de leur arrestation n’ont pas non plus été communiqués.
Les accusations de violences restent ainsi disputées entre les représentants des détenus et le ministère. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir indépendamment la réalité des mauvais traitements dénoncés ni de confirmer les affirmations des autorités.
Des appels à la libération immédiate
La détention des journalistes a suscité la réaction de nombreuses organisations. Human Rights Watch, Reporters Without Borders et des dizaines d’autres structures ont dénoncé les arrestations et demandé la libération immédiate des six hommes et femmes concernés.
Les journalistes travaillent pour Matsadaash, une plateforme spécialisée dans la vérification des faits. Elle examine régulièrement les déclarations de responsables gouvernementaux et d’institutions publiques, ce qui place son activité au cœur du débat sur l’exercice du journalisme en Égypte.
Le pays fait depuis longtemps l’objet de critiques de la part d’organisations défendant la liberté de la presse, qui dénoncent des restrictions pesant sur l’activité médiatique. Dans ce nouveau dossier, les appels des associations se heurtent pour l’instant au démenti officiel du ministère de l’Intérieur.
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