Les femmes de Banankoro, dans la préfecture de Kérouané, demandent aux autorités des mesures concrètes face aux difficultés qui affectent leur quotidien. Elles citent notamment l’état de la route, l’accès à l’eau potable et l’absence d’électricité.
La dégradation de l’axe routier complique l’approvisionnement de la localité en produits alimentaires. Le poisson frais figure parmi les denrées les plus difficiles à obtenir, une situation que les femmes associent directement aux problèmes de circulation et d’accès.
« Avant que les femmes ne fassent quoi que ce soit, il faut qu’on ait une route. Depuis la fin du mois de Ramadan, on n’a plus mangé de poisson frais. La première difficulté des femmes de Banankoro aujourd’hui, c’est le problème du réseau routier », a déclaré Minata Diawara, porte-parole des femmes de la localité.
Un accès limité à l’eau et à l’électricité
Au-delà des difficultés liées au transport et à l’alimentation, les habitantes évoquent également un manque d’eau potable. Cette situation affecte les activités quotidiennes ainsi que les conditions de vie des ménages.
Concernant l’électricité, Minata Diawara indique que des poteaux destinés à l’interconnexion ont été installés, sans que la fourniture d’électricité ne soit encore effective. « Nous avons un manque d’eau potable. L’implantation des poteaux d’interconnexion est faite, mais nous n’avons pas encore d’électricité », a-t-elle expliqué.
Pour la porte-parole, ces problèmes ne concernent pas uniquement les femmes. Ils touchent aussi leurs familles, alors que les difficultés rencontrées par les époux et les enfants ont des répercussions sur l’ensemble des foyers.
Un appel à l’aide des autorités
Les femmes de Banankoro demandent donc une intervention des autorités pour améliorer la desserte routière, renforcer l’accès à l’eau potable et permettre la mise en service effective de l’électricité.
Minata Diawara affirme que les femmes entretiennent de bonnes relations avec leur présidente, Kadia Kourouma, ainsi qu’avec leur maire. Elle insiste toutefois sur l’urgence de leur situation : « Nous demandons aux autorités de venir en aide aux femmes de Banankoro. Nous souffrons beaucoup aujourd’hui. »
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