À Kaloum, la Guinée réaffirme son attachement au multilatéralisme lors de la Journée de l’ONU
Le ministère des Affaires étrangères a célébré à Kaloum la Journée des Nations Unies, en présence de représentants de l’État, de diplomates et de cadres publics. Les échanges ont porté sur le...
La Guinée a célébré, le 28 octobre 2026 à Kaloum, la Journée des Nations Unies et le 81e anniversaire de l’Organisation. La cérémonie a été organisée par le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, en collaboration avec la représentation du système des Nations Unies en Guinée.
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La rencontre a réuni des ministres, des diplomates ainsi que plusieurs cadres de l’administration publique. Les interventions ont porté sur le parcours de l’ONU, les engagements liés à sa Charte, la défense des droits humains et l’avenir du multilatéralisme. Le partenariat entre la Guinée et les Nations Unies a également occupé une place importante dans les échanges.
La réforme du Conseil de sécurité au centre des échanges
Dans son intervention, Diego Zorrilla, coordonnateur résident du système des Nations Unies en Guinée, a insisté sur la nécessité de traduire les engagements en actes. « La restauration de la confiance ne peut se fonder seulement sur des intentions, elle exige des actions », a-t-il déclaré, en évoquant le thème de l’année autour de la confiance.
Le responsable onusien a également abordé la réforme de l’Organisation des Nations Unies, un sujet qui, selon lui, a été évoqué par la grande majorité des chefs d’État et de gouvernement intervenus lors de la session de cette année. Il a présenté la réforme du Conseil de sécurité comme une nécessité largement reconnue.
Diego Zorrilla a par ailleurs relayé la demande de l’Afrique en faveur d’une représentation renforcée au sein de cet organe. Il a rappelé que le continent représente plus d’un quart des États membres de l’ONU et compte plus d’un milliard d’habitants. Cette revendication, a-t-il indiqué, bénéficie du soutien du Secrétaire général des Nations Unies et de nombreux États membres.
Dans un contexte marqué par les incertitudes et les divisions, le coordonnateur résident a estimé que « les principes de la Charte demeurent d’actualité ». Il a invité les participants à renouveler leur attachement aux valeurs communes et leur engagement en faveur d’une Guinée prospère, inclusive et en paix.
Un hommage à la trajectoire de la Guinée
Diego Zorrilla a aussi salué la contribution de la Guinée à l’histoire et à l’évolution des Nations Unies. Il a rappelé le rôle joué par le pays dans le soutien à plusieurs mouvements de libération ainsi que son engagement en faveur du panafricanisme et de la solidarité africaine.
Évoquant le choix effectué par la Guinée en 1958, il a estimé que cette décision avait eu des répercussions au-delà des frontières nationales et contribué à renforcer les aspirations africaines à la souveraineté, à la dignité et à la liberté. Il a également rendu hommage aux figures diplomatiques guinéennes ayant participé à la construction de l’espace multilatéral.
La Guinée renouvelle ses engagements
Représentant la Guinée en l’absence du ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, la cheffe de cabinet Mariama Bailo Barry a réaffirmé l’attachement du pays aux principes de la Charte des Nations Unies. Elle a notamment cité la souveraineté et l’égalité des États, l’intégrité territoriale, le règlement pacifique des différends, la coopération internationale ainsi que la recherche collective de la paix, de la sécurité et du développement.
Elle a présenté le multilatéralisme comme « l’instrument privilégié au service de la paix » et comme un principe fondamental de la politique étrangère guinéenne. Selon elle, la Guinée s’inscrit pleinement dans la réforme de la gouvernance mondiale portée par l’Afrique, afin que le continent soit davantage entendu dans les instances internationales, notamment au Conseil de sécurité.
Mariama Bailo Barry a également indiqué que 24 entités des Nations Unies sont présentes en Guinée pour accompagner la mise en œuvre des priorités nationales. Elle a souhaité que le partenariat entre le pays et l’ONU continue de se renforcer, de s’adapter aux nouvelles réalités et de produire davantage de résultats concrets. Les deux parties ont enfin réaffirmé leur détermination à défendre et à préserver les droits humains.
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