Les suites de la déclassification de Wanindara commencent à se préciser. Lors d’une conférence de presse conjointe animée lundi par les porte-parole de la Présidence de la République et du Gouvernement, le général Amara Camara a présenté les principales mesures annoncées pour la zone.
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Les documents fonciers au centre du processus
Le porte-parole principal de la Présidence a indiqué que des équipes de l’habitat travaillaient déjà à Wanindara afin de régulariser administrativement les documents fonciers des occupants actuels.
Amara Camara a expliqué s’être rendu sur place avec ces équipes après la prise du décret lié à la déclassification, qu’il situe la veille de la conférence. Il a précisé que les agents étaient encore à pied d’œuvre le jour de son intervention et que les démarches allaient se poursuivre pour chaque dossier.
Selon lui, une disposition du décret prévoit que les terres concernées reviennent aux occupants actuels. L’État entend également mettre ses services à la disposition des populations et des propriétaires de terres pour les accompagner dans la procédure d’obtention d’un titre foncier.
« Personne ne sera abusé à Wanindara », a assuré le général Amara Camara, présentant la régularisation progressive des documents comme l’une des principales étapes du processus engagé.
Des équipements publics annoncés
La déclassification doit aussi être suivie d’un aménagement de la zone. Le porte-parole présidentiel a évoqué la présence de tracés nécessitant la réalisation de routes, ainsi que la construction de marchés, de centres de santé et d’écoles.
Ces travaux ont été annoncés comme faisant partie des prochaines interventions à Wanindara. Aucun calendrier précis ni modalité de financement n’a toutefois été communiqué lors de la conférence de presse.
Le rappel du rôle de l’État
Dans son intervention, Amara Camara a également insisté sur la responsabilité de l’État dans la protection des citoyens. Il a expliqué que l’action publique pouvait, dans certains cas, conduire à des décisions prises au nom de l’utilité publique, y compris lorsqu’une partie d’une propriété est concernée.
Cette évocation a été formulée comme un exemple général du rôle de l’État. Aucun déguerpissement précis n’a été annoncé à Wanindara dans les déclarations rapportées.
Pour les habitants et les propriétaires de terres de la zone, la prochaine phase doit donc combiner la régularisation des situations foncières et la mise en place des équipements annoncés par la Présidence.
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