Une atmosphère studieuse régnait samedi matin au lycée Morifindjan Diabaté de Kankan, retenu comme centre d’examen pour le concours de recrutement des enseignants. Les candidats avaient rejoint leurs salles et attendaient le début des épreuves dans le calme, malgré une forte affluence.
Pour de nombreux postulants, ce concours représente une perspective de stabilisation professionnelle et d’intégration définitive dans la Fonction publique. Il intervient alors que des enseignants sont confrontés à la précarité ou au chômage.
Des candidats préparés aux consignes
Mohamed Lamine Barry assure aborder les épreuves avec confiance. Il reconnaît toutefois l’importance de la concurrence, le nombre de postulants étant très élevé par rapport au nombre de places demandées par le gouvernement.
« Nous abordons les épreuves avec confiance. Nous sommes très confiants, même si nous savons que le nombre de postulants est très élevé par rapport au nombre demandé par le gouvernement », a-t-il déclaré.
Le candidat estime également que les consignes ont été rendues accessibles aux participants. Il affirme avoir bien compris la fiche d’évaluation, qu’il juge simple et compréhensible. Les candidats ont aussi regardé une vidéo explicative publiée par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique. Mohamed Lamine Barry ajoute que les explications ont été renforcées le matin du reportage.
De son côté, Finda Suzane Bongono dit attendre les épreuves avec patience et sérénité. Elle a également souhaité bonne chance à l’ensemble des autres compétiteurs.
L’expérience du terrain mise en avant
Parmi les candidats figure Raphaël Bongono, enseignant contractuel communautaire venu de Mandiana, zone 4. Il se dit prêt à répondre aux questions qui lui seront soumises et considère son expérience professionnelle comme un atout important.
« Mon état d’esprit est positif. Je suis prêt à affronter n’importe quelle question qu’on va me soumettre », a-t-il affirmé.
Raphaël Bongono évoque également plusieurs années de chômage et la détermination des enseignants présents à poursuivre leurs efforts pour atteindre leur objectif. Il assure être pleinement confiant, tout comme ses amis.
Le candidat rappelle enfin que les contractuels communautaires ont accepté de travailler dans les zones les plus éloignées du pays pour répondre aux besoins du système éducatif. Pour lui, cet engagement nourrit l’espoir d’une reconnaissance durable à travers une intégration dans la Fonction publique.
Au lycée Morifindjan Diabaté, les épreuves n’avaient pas encore commencé au moment du reportage. Les résultats et le nombre exact de postes concernés ne sont pas précisés.
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