Le Centre hospitalier universitaire de Donka organise, du 12 au 16 octobre 2026, une campagne consacrée à la sensibilisation, à la consultation et au dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus. Placée sous le thème « Protéger celles qui soignent », l’initiative s’inscrit dans le cadre d’Octobre Rose.
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À travers son « Village rose », l’établissement propose un dispositif destiné à faciliter l’accès à la prévention et à encourager la détection précoce. Le dépistage est gratuit pour le personnel de l’hôpital pendant les mois d’octobre et de novembre. Pour le grand public, une réduction de 50 % est appliquée sur les prestations concernées durant cette même période.
Une campagne ciblant environ 400 femmes
Le professeur Bangaly Traoré, coordonnateur du Programme national de lutte contre le cancer et chef du service de cancérologie au CHU de Donka, indique que la campagne vise environ 400 femmes. Près de 150 femmes avaient déjà été reçues au deuxième jour des activités, sans que ce chiffre permette de distinguer précisément les consultations, les actions de sensibilisation et les dépistages.
Le spécialiste appelle également les professionnels de santé à se soumettre eux-mêmes aux examens de prévention. « Ce sont des maladies qui existent, qui n’épargnent personne, et qui demandent de se soumettre à la prévention, au dépistage », a-t-il déclaré.
Selon le professeur Bangaly Traoré, les cancers du sein et du col de l’utérus réunis représentent environ dix cas diagnostiqués chaque jour en Guinée. Il estime que les diagnostics interviennent encore tardivement, notamment en raison de l’insuffisance du dépistage et du faible recours à la mammographie dans les structures publiques.
Confidentialité et orientation des participantes
La Direction des affaires médicales, porteuse de l’initiative, assure vouloir garantir aux participantes un accueil respectueux, la confidentialité et une orientation adaptée lorsque des examens complémentaires sont nécessaires. « Notre ambition ne se limite pas à sensibiliser et à dépister », a expliqué la directrice des affaires médicales par intérim, Dr Souaré Djenaba.
La coordinatrice médicale et coordinatrice du projet, Dr Traoré Aminata, cite plusieurs obstacles susceptibles de freiner le recours au dépistage, parmi lesquels la peur de la stigmatisation, le coût des examens et les contraintes professionnelles. Elle invite les femmes à profiter de la campagne pour s’informer et effectuer les contrôles proposés.
Les participantes ont par ailleurs été orientées vers l’application Dear You, présentée comme un outil d’apprentissage de différentes méthodes d’autopalpation des seins. Les responsables rappellent toutefois qu’une anomalie détectée lors d’un auto-examen ne signifie pas nécessairement la présence d’un cancer. Elle doit conduire à une consultation dans une structure de santé afin d’obtenir une orientation adaptée.
Un accompagnement soutenu par des partenaires
Le Programme national de lutte contre les cancers collabore à la campagne, avec l’appui de Labonet Guinée. Son directeur commercial, Toumi Wanko Henry Élysée, a assuré que l’entreprise entendait continuer à soutenir le CHU de Donka dans l’accompagnement des femmes vers le dépistage.
Le cancer du sein peut également toucher les hommes, même si les femmes constituent la grande majorité des personnes concernées. Au cours des activités, un renouvellement du dépistage dans trois ans a été évoqué auprès des participantes.
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