Deux personnes ont été retrouvées mortes dans une voiture à Petit Simbaya, dans la commune de Conakry. Les premières constatations médico-légales orientent les investigations vers un décès accidentel, possiblement provoqué par une intoxication au monoxyde de carbone.
Les victimes, dont l’identité n’a pas été communiquée, se trouvaient assises à bord du véhicule. D’après le médecin légiste Pr Hassane Bah, les examens pratiqués sur les corps ont mis en évidence des signes d’asphyxie. Aucune lésion attribuable à une violence n’a cependant été constatée : ni trace de coup, ni blessure par arme blanche, ni impact de projectile.
Le véhicule ne présentait pas non plus de signe d’effraction. Ces éléments conduisent le spécialiste à écarter, sur le plan médico-légal, l’hypothèse d’une intervention extérieure. « Scientifiquement, il n’y a aucun doute sur l’absence d’intervention extérieure. C’est un décès accidentel », a-t-il déclaré.
Une fuite de gaz envisagée
Selon Pr Hassane Bah, une défaillance éventuelle du système d’échappement pourrait avoir permis à des gaz issus du moteur de pénétrer dans l’habitacle. Une combustion incomplète peut notamment produire du monoxyde de carbone, un gaz toxique qui réduit l’oxygénation du sang lorsqu’il est inhalé.
Le médecin légiste avance ainsi le scénario d’un moteur qui aurait fonctionné pendant la nuit, tandis que les occupants dormaient dans une voiture aux vitres fermées. Ils auraient pu inhaler progressivement les gaz sans percevoir le danger. Cette explication demeure toutefois une hypothèse : le fonctionnement du moteur toute la nuit et l’existence d’un défaut du système d’échappement n’ont pas été confirmés par les éléments disponibles.
Une bouteille de bière, dont la marque n’a pas été déterminée, a également été retrouvée dans le véhicule. Le contenu de la bouteille n’a pas été identifié. Pr Hassane Bah estime qu’il pourrait éventuellement avoir favorisé un sommeil profond ou une altération de la conscience, ce qui aurait pu aggraver les effets d’une exposition au monoxyde de carbone. Aucun lien définitif entre ce liquide et les décès n’est toutefois établi.
Des éléments remis à la police
Les enquêteurs devront également examiner les objets découverts dans la voiture. Deux téléphones portables et 23 420 000 francs guinéens ont été remis à la police, a précisé le médecin légiste.
Il appartient désormais aux autorités de rechercher l’origine de cette somme et d’examiner les informations contenues dans les téléphones. Ces vérifications doivent compléter les constatations médico-légales et permettre d’établir les circonstances exactes du drame.
Aucun commentaire ! Soyez le premier à commenter.