L’Agence nationale d’assurance qualité (ANAQ-Guinée) a lancé, mercredi 14 octobre 2026 à Conakry, une série d’ateliers consacrés au partage et à la validation des référentiels d’évaluation annuelle des indicateurs de performance, communément appelée Ranking.
La rencontre s’est tenue à l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG). Elle a réuni, dans deux salles, des responsables et des représentants des instituts de recherche scientifique ainsi que des centres de documentation et d’information venus de différentes régions du pays.
Harmoniser la compréhension des outils
L’initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du Contrat annuel de performance du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle vise à présenter les référentiels élaborés par l’ANAQ-Guinée, à recueillir les préoccupations des institutions et à améliorer la préparation de celles-ci à la prochaine évaluation.
Les équipes de l’Agence ont expliqué les outils retenus pour mesurer la performance des institutions à partir d’indicateurs clés. Elles ont également répondu aux questions soulevées par les participants au cours des échanges.
Le secrétaire exécutif de l’ANAQ, Pr Kabinet Oularé, a rappelé que deux ateliers de partage et d’appropriation avaient déjà été organisés. « Nous avons préféré organiser cet atelier de partage et d’appropriation afin que toutes les parties prenantes soient au même niveau d’information à propos des outils que nous avons élaborés », a-t-il expliqué.
L’évaluation des institutions de recherche, des centres de documentation et des institutions d’enseignement supérieur publiques et privées est prévue au quatrième trimestre 2026. La série de rencontres doit s’étendre aux établissements d’enseignement supérieur publics et privés en fin de semaine, sans qu’une date précise n’ait encore été communiquée.
Des comités de pilotage attendus
Les échanges ont toutefois fait ressortir des insuffisances dans l’appropriation des référentiels. Pr Kabinet Oularé a reconnu que toutes les zones d’ombre n’avaient pas encore été levées. L’ANAQ-Guinée prévoit ainsi des formations complémentaires avec les comités de pilotage qui seront constitués au sein des institutions, ainsi que des séances de renforcement de capacités consacrées à chaque indicateur.
Le responsable a invité les institutions à mettre rapidement en place ces comités en lien avec leurs cellules d’assurance qualité. L’Agence entend ensuite travailler avec ces structures pour les renforcer et faciliter leur participation au Ranking.
Pour Mariame Diallo, secrétaire scientifique de l’Institut de recherche sur le patrimoine et la linguistique appliquée, l’atelier a été « bien outillé » et permet à son institution de mieux se préparer aux questions qui pourront être posées lors de l’évaluation. Elle estime également que la démarche doit aider les équipes à revoir leurs pratiques conformément aux recommandations de l’Agence.
Alpha Laho Diallo, représentant de l’Institut de recherche environnementale de Guinée, a pour sa part jugé la rencontre utile. Il considère qu’elle doit permettre à son institution de revoir ses méthodes de travail, d’améliorer ses résultats et, comme l’a indiqué le secrétaire exécutif, de mieux se préparer à participer à des appels d’offres nationaux et internationaux.
À travers ces ateliers, l’ANAQ-Guinée cherche à renforcer la disponibilité, l’exactitude et l’exhaustivité des données qui seront demandées aux institutions dans le cadre de l’évaluation de leur performance.
Aucun commentaire ! Soyez le premier à commenter.