Bruxelles : les zones d’ombre autour du décès de Fatoumata Béavogui
Fatoumata Béavogui a été retrouvée morte sur le parvis de Saint-Gilles, à Bruxelles. Sa sœur Mariama Camara évoque des tensions dans le couple de la victime et demande que toute la lumière soit...
Fatoumata Béavogui, mère de deux enfants résidant à Bruxelles, a été retrouvée morte sur le parvis de Saint-Gilles dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 octobre 2026. Des informations rapportées en Belgique font état de graves blessures à la gorge et à l’abdomen.
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Les circonstances exactes du décès ainsi que les responsabilités éventuelles restent toutefois à établir. Les proches de la victime demandent que l’enquête permette de reconstituer précisément les faits.
Le témoignage de la sœur
Dans un entretien, Mariama Camara a raconté les échanges qu’elle aurait eus avec sa sœur avant le drame. Elle affirme avoir parlé avec Fatoumata le dimanche précédant sa mort, sans imaginer que la situation pourrait prendre une telle tournure.
« Je ne m’attendais pas du tout au décès de ma sœur. Je savais qu’elle allait rendre l’âme, mais pas à l’instant T, pas dans l’immédiat », a-t-elle déclaré, en évoquant cette dernière conversation.
Mariama Camara présente Mamadi Kaba comme le compagnon de Fatoumata et le désigne comme le principal suspect. Cette affirmation relève de son témoignage familial et ne constitue pas, à elle seule, une preuve de culpabilité. Le statut judiciaire exact de l’intéressé n’est pas précisé dans les éléments disponibles.
La sœur indique avoir tenté de joindre Mamadi Kaba après avoir appris le décès. Elle affirme lui avoir téléphoné et envoyé des messages vocaux, sans obtenir de réponse : « Réponds-moi, réponds-moi. Mais il ne m’a pas répondu », rapporte-t-elle.
Des tensions dans le couple évoquées
Selon Mariama Camara, la relation entre Fatoumata Béavogui et Mamadi Kaba aurait commencé peu de temps avant le drame. Kaba aurait dit vouloir épouser Fatoumata. Les deux ne vivraient pas ensemble, mais se fréquentaient régulièrement et auraient parfois passé la nuit au même endroit.
La sœur fait également état de tensions liées à des échanges entre Mamadi Kaba et une amie de Fatoumata, Rabi. Elle affirme que sa sœur aurait découvert des messages entre eux, ce qui aurait nourri des interrogations et des disputes au sein du couple.
Mariama Camara soutient par ailleurs que Fatoumata aurait engagé des démarches judiciaires contre Rabi après la dégradation de sa relation avec Kaba. Une personne, possiblement une avocate, aurait accompagné la victime dans ces démarches, mais son identité et son rôle ne sont pas établis.
La sœur rapporte aussi que Fatoumata lui aurait confié avoir peur et ne plus vouloir « faciliter la tâche » à Mamadi Kaba tant que leur situation ne serait pas clarifiée. Elle dit avoir tenté une médiation en organisant une conversation vidéo sur WhatsApp entre les deux partenaires. D’après son récit, Kaba aurait alors décrit Fatoumata comme une personne difficile.
Une enquête encore attendue
Mariama Camara affirme que Mamadi Kaba se rendait régulièrement au domicile de Fatoumata et qu’il aurait continué à s’occuper des enfants après les faits présumés. Ces éléments, comme ceux concernant les tensions dans le couple, doivent encore être vérifiés.
La chronologie détaillée des événements, les circonstances des blessures et les responsabilités éventuelles ne sont pas encore établies. La famille, dont certains membres résident à Conakry, attend que la justice fasse son travail et que toute la lumière soit faite sur la mort de Fatoumata Béavogui.
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