Le Festival de musique de Carthage renoue avec la scène tunisienne
Le Festival de musique de Carthage a repris sa place dans la vie culturelle de la capitale tunisienne après une interruption de près de deux ans. Sa programmation a réuni 26 groupes issus de 15 pays,...
Le Festival de musique de Carthage a retrouvé la vie culturelle de la capitale tunisienne avec sa 11e édition, organisée après une interruption de près de deux ans. La manifestation a réuni un public principalement jeune autour d’une programmation donnant une place importante aux artistes locaux.
Table Of Content
Au total, 26 groupes issus de 15 pays ont été retenus parmi 378 candidatures. Les artistes tunisiens représentaient au moins 60 % de la programmation, confirmant l’orientation du festival en faveur de la scène nationale et des créations régionales.
VIPA entouré de vingt musiciens
Parmi les temps forts, le rappeur tunisien Kaïs Kekli, connu sous le nom de VIPA, a présenté des morceaux de son dernier album, OBOS. Il s’est produit avec vingt musiciens au Théâtre de l’Opéra, devant un auditorium de 1 800 places rempli.
Le projet repose notamment sur One Band One Sound, un album collectif et une expérience de groupe dans laquelle le public est présenté comme le membre manquant de la formation. Cette conception associe la performance sur scène à une participation symbolique de l’audience.
Saharage entre métal et sonorités nord-africaines
Le groupe Saharage a, pour sa part, défendu une esthétique mêlant heavy metal et sonorités traditionnelles nord-africaines. La formation venait de dévoiler son projet Apex Africa, construit autour d’un univers narratif particulier.
Son bassiste et chanteur principal, Zaher Ben Abdallah, décrit une histoire située dans un avenir en partie imaginaire et apocalyptique. Dans ce monde à la fois technologiquement avancé et marqué par un retour en arrière, la tribu Saharage renoue avec les croyances vaudoues et les pratiques traditionnelles tout en affrontant des envahisseurs.
Cette proposition permet au groupe de rapprocher les guitares saturées de références africaines, tout en donnant une dimension visuelle et narrative à sa musique.
Molka Aouij revendique ses racines
La chanteuse, danseuse et actrice Molka Aouij a présenté Back To My Roots, un spectacle associant musique arabe, musique électronique, pop, danse et récit visuel. Connue du grand public pour ses rôles dans des séries télévisées, elle est également la fille de la diva tunisienne Amina Fakhet.
Dans cette création, Molka Aouij puise principalement son inspiration dans la Tunisie et ses racines. Elle entend mettre en lumière les artistes tunisiens, leur potentiel et leurs capacités scéniques. Le spectacle s’inscrit ainsi dans la même dynamique que la programmation générale, centrée sur la valorisation des talents du pays.
Avec cette édition, le Festival de musique de Carthage marque donc son retour autour d’une scène majoritairement tunisienne, tout en maintenant une ouverture sur plusieurs pays et sensibilités musicales.
Aucun commentaire ! Soyez le premier à commenter.