Une boutique appartenant à Saïdou Sow a été prise pour cible par deux individus armés, jeudi 8 octobre 2026, à Kourémalé. L’attaque, survenue vers 19 heures, serait la troisième signalée en l’espace de quatre jours dans cette localité située à la frontière entre la Guinée et le Mali, à environ 79 kilomètres de Siguiri.
Une attaque menée à moto
Les deux hommes seraient arrivés à bord d’une moto de marque TVS décrite comme neuve. L’un d’eux portait un gilet de conducteur de taxi-moto et les deux transportaient un sac de farine vide.
La boutique était alors tenue par deux jeunes gérants. Le plus âgé aurait pris la fuite après avoir soupçonné les intentions des arrivants, tandis que son collègue serait resté sur place. Les assaillants auraient ensuite réclamé l’argent disponible dans le commerce.
Le gérant leur aurait expliqué qu’il ne disposait ni d’argent ni de la clé de la caisse. L’un des individus aurait alors tiré sur le cadenas. La caisse était toutefois vide, l’argent ayant, selon les informations recueillies, été récupéré auparavant par le propriétaire avant qu’il ne confie la boutique à ses deux gérants.
Les deux hommes auraient également évoqué la possibilité de tuer le jeune gérant, avant d’abandonner cette idée. Ils ont finalement quitté les lieux en tirant plusieurs coups de feu, provoquant un mouvement de panique. Une station Total se trouve en face de la boutique visée.
Un précédent incident deux jours plus tôt
Le 6 octobre, vers 19 heures, un vendeur d’or avait déjà été attaqué par deux individus armés circulant à moto. D’après le témoignage de la victime, hospitalisée après les faits, elle aurait été touchée au pied tandis que son compagnon échappait aux tirs.
Les assaillants auraient emporté 12 500 000 francs guinéens ainsi que plus de 10 grammes d’or. Ces faits, ajoutés à l’attaque de la boutique, alimentent les inquiétudes des habitants et des commerçants de Kourémalé, notamment ceux actifs dans la vente d’or et le petit commerce.
L’identité des auteurs présumés et leur destination après leur fuite ne sont pas établies. Aucune interpellation n’est confirmée à ce stade. La troisième attaque évoquée parmi les incidents signalés en quatre jours n’a pas été détaillée.
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